Egypte

Les lieux sont les témoins de l’Histoire.

ALEXANDRIE

Alexandrie, ou Al Iskandereya, est située sur la côté méditeranéenne et fut fondée par Alexandre le Grand en 332 av JC, sur le site de l’ancienne Rakhotis. Il existe trois hypothèses au sujet de Rakhotis :
- Rakhotis était un simple village de pêcheurs 
- rakhotis pourrait être traduit par « le bâtiment » qui se rapporterait aux premiers édifices dignes de ce nom construits par les Grecs, près ou à la place de ce même village de pêcheurs ou d’un poste de garde 
- rakhotis signifierait « le chantier » et ne serait pas une ville mais le nom donné par les Égyptiens à la ville d’Alexandrie au moment de sa construction. En effet, une grande partie d’Alexandrie a été construite d’un bloc et a du avoir longtemps l’apparence d’un chantier.

Alexandre le Grand voulait donner à l’Egypte une nouvelle capitale, et doter l’Orient dun nouveau port marchand. Il serait possible qu’Alexandre voulut faire d’Alexandrie la capitale de l’empire universel dont il rêvait, mais si c’est le cas, le choix était judicieux.

L’union des cultures égyptiennes et grecs, et la présence de nombreux scientifiques et philosophes, fit de la ville le centre culturel du pays. En 288 av JC, il fit construire un musée abritant une université, une académie et la bibliothèque (estimée à 700 000 volumes au temps de César). Ensuite il demanda dans chacun des pays connus à ce qu’on lui envoie les œuvres de tous types d’auteurs, qu’il faisait traduire en grec. Il demanda aussi à tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie de permettre que les livres contenus à bord soient recopiés et traduits. Le musée devint un centre académique de hautes recherches où les savants étaient défrayés par le prince et où ils trouvaient les instruments, collections, jardins zoologiques et botaniques nécessaires à leurs travaux. La traduction en grec de tous ces ouvrages fut un travail colossal qui mobilisa la plupart des intellectuels et savants de chaque pays. On retiendra par exemple la Septante, un groupe de savants issus du courant philosophique du même nom, qui traduisirent l’Ancien Testament. La légende de la Septante dit que six représentants de chaque tribu juive s’enfermèrent sur l’île de Pharos pour accomplir cette traduction. Ils étaient donc 72 rabbins et ils auraient exécuté la traduction en 72 jours.

Alexandre y fit construire l’une des Sept merveilles du monde antique, le phare d’Alexandrie.

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Alexandre ne séjourna pas cependant très longtemps à Alexandrie, car après une visite faite au prêtre du temple de Jupiter-Amon (Siouah) il partit à la conquête de l’Asie et mourrut huit ans plus tard à l’âge de 33ans. Son corps fut embaumé à Alexandrie comme un pharaon.

Ptolémée, l’un des généraux d’Alexandre, prit le pouvoir et instaura la dyntasie du même nom, qui s’achevera avec le suicide de Cléopâtre en 30 av JC. Sous les Polémées, Alexandrie devint une cité florissante et cosmopolite (la plus grande avant que Rome ne s’impose) qui s’enrichissait grâce au commerce.

La visite de la ville ne peut satisfaire le passionnée, la tombe d’Alexandre, le palais de Cléopâtre, tout à disparu. Il ne reste que le Césarum, le tempe de Sérapis, la colonne de Pompée et des thermes romains. Les peintures, sculptures, mosaïques sont conservés au musée greco-égyptien de la ville.

La colonne de pompée est en réalité, une colonne en granit rouge d’Assouan de 25 mètres de haut, d’une circonférence de 9 mètres, construite en l’honneur de l’empereur Dioclétien, qui prit Alexandrie après un long siège, à la fin du IVe siècle. Après sa défaite par Jules César dans la guerre civile, Pompée s’est sauvé en Égypte où il a été assassiné en -48 ; les voyageurs médiévaux ont cru plus tard qu’il devait être enterré ici. 

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Kom el Chougafa

La visite des catacombes de Kom-el-Chougafa est beaucoup plus interessante, car elles constituent le plus grand site funéraire romain d’Égypte connu à ce jour. Leur découverte date de 1900 et en fait l’un des plus important site archéologique d’Alexandrie. Ce complexe funéraire, construit à la fin du Ier siècle fut utilisé jusqu’au début du IVe siècle. Ses tombeaux furent creusés dans la roche pour une riche famille pratiquant toujours la religion antique. Ils représentent la dernière construction principale existante de l’ancienne religion égyptienne. Bien que les motifs funéraires soient égyptien antique pur, les architectes et les artistes ont été inspirés des modèles gréco-romain. Un escalier d’enroulement descend plusieurs niveaux profondément dans le sol, avec de petites chapelles, avec des bancs pour les visiteurs apportant des offrandes. Au centre de la façade, le disque solaire familier surmonte une frise de serpents ; à gauche et à droite deux serpents portent les couronnes de la Basse- et de la Haute-Égypte. Dans la chambre du tombeau, sont représentés : Horus, Thot, Anubis, un prêtre, et le roi faisant une offrande aux défunts. Aux scènes traditionnelles s’ajoutent les groupes supplémentaires de raisins, de têtes de méduse, et d’une variété de décors grecs et romains.

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TANIS

Tanis, ou Djâne en égyptien, était la capitale au XIV de la Basse-Egypte. Elle est située dans la partie orientaledu delta du Nil à 130km du Caire. La première découverte du site date d’une expédition de Bonaparte, mais les fouilles débutèrent en 1825, menées par Rifaud, qui ne découvrit que deux sphinx en granit rose (musée du Louvre). Depuis, Mariette, Petrie, Montet et Yoyotte ont continués les fouilles, mettant à jour des objets datant de la XXIe dynastie et de l’époque ptolémaique. La découverte d’objets de l’époque ramesside et antérieur, fit suposer que l’on se trouvait dans l’ancienne cité biblique de Pi-Ramses, construite par les Hébreux, et qui leur servit de point de départ vers la terre promise. [clin d’oeil à Indiana Jones et les aventuriers de l’Arche perdue] Cependant, il semblerait que  les blocs datant d’une époque antérieur ont été transporté là pour construire divers batiments de la cité (pratique assez courante).

En 1866,  Lepsius exhuma à Tanis le « Décret de Canope », comparable à la pierre de Rosette. Cette pierre portait sur une face une inscription en hiéroglyphes avec sa traduction en grec, et sur l’autre face la même inscription en démotique. Elle est exposée au musée du Caire.

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En 1939, Montet découvrit une nécropole souterraine (sud ouest) abritant les tombes de Psousennès I, Osorkon II et Chéchonq III, restées intactes.

Tanis est surtout connu pour les vestiges du grand temple d’Amon, dont il reste des obélisques, des colonnes et des statues. Il est protégé par une enceinte en brique qui en encerre une seconde, dont les briques portent le nom de Psousennès I. L’édifice comprend aussi un templé dédié à Horus.Un lac sacré occupe l’espace situé au nord du temple avec des vestiges d’un temple en granit noir. A l’extérieur se dresse le temple de Mout et de Khonsou.

 

LE CAIRE

Le Caire (« Al Qāhira », la Victorieuse) est la capitale de l’Égypte et a une population de 17,5 millions d’habitants. C’est la plus grande ville de l’Afrique et du Moyen-Orient. Bien que Al-Qāhira soit le nom officiel, on l’appelle plus souvent en arabe égyptien Misr.

Construite en 969 par Jawhar al-Siqilli (Jawhar le Sicilien), le Caire fut la capitale d’un califat fondé par les Fatimides, qui se prétendaient descendants de Fatima, la fille de Mahomet, épouse du 4e calife Ali.

La ville du Caire se situe sur la rive Est du Nil ainsi que sur quelques îles adjacentes, dans le nord de l’Égypte. Les quartiers ouest, bâtis sur le modèle de Paris par Ismaïl le Magnifique au milieu du XIXe siècle, sont caractérisés par de larges boulevards, des jardins publics, les bâtiments officiels et une architecture moderne, la moitié-est est, quant à elle, riche de centaines de vieilles mosquées, véritable patrimoine historique. La vieille ville à l’est est très différente, c’est un endroit riche de petites ruelles et de vieux habitats surpeuplés.

Le vieux Caire

Cette partie du Caire est le plus ancien quartier de la ville.  La forteresse de Babylone, que l’empereur Trajan avait bâti au début du 2ème siècle, s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive. Les historiens ont reconnu la nomination Babylone comme étant à l’origine dérivée du nom de la ville voisine Babylion, l’ancien nom était très probablement Per Habi An On qui signifie « la maison de la deité Habi » dans la ville d’Héliopolis. Ce quartier renferme la synagogue Ben Ezra, fondée en 1115, et comptait une vingtaine d’églises dont il ne subsiste que cinq dont, l’église suspendue consacrée à la Vierge, datant du IVe siècle, l’église Saint-Serge construite à la fin du IVe siècle au dessus d’une crypte où la sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Égypte et l’église Sainte-Barbara, du nom d’une jeune fille martyrisée pour avoir essayer de convertir son père au christianisme, reconstruite au XIe siècle. Ces églises possèdent un  intérieur très riche.

L’église suspendue, ou El Moalaka, est principalement bâtie entre deux tours de la forteresse de Babylone. On accède à l’église par des éscaliers pratiqués dans la tour centrale située sur le côté sud de la forteresse. Cette église est considérée comme étant la plus ancienne église de l’Egypte, comme le montrent les pièces de bois qui representent l’entrée de Jesus à Jerusalem du Ve siècle.

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La citadelle de Saladin

Sur l’unique hauteur de la ville, le sultan Salah ad-Din (Saladin), fondateur de la dynastie ayyoubide, fit construire cette forteresse entre 1176 et 1183 par des croisés capturés en Palestine, d’où son allure de château fort. Elle est dominée par les coupoles et les minarets de la mosquée en albâtre de Mohamed Ali, de style turque, achevée en 1857. Au pied de la citadelle, se trouve la mosquée du sultan Hassan, du XIVe siècle.

Après la mort de Saladin, son neveu, Al-Kamil, a renforcé la Citadelle en agrandissant plusieurs des tours, en particulier la tour Al-Haddad (la tour du forgeron) et la tour Ramlab (tour de sable). Ces tours massives étaient carrées, hautes de 25 mètres et large de 30, et permettaient de contrôler l’accès aux collines. En 1218, Al-Kamil devenu Sultan, a transféré sa résidence à la Citadelle où il a construit son palais dans le quartier sud. Jusqu’à la construction du palais d’Abedin au milieu du XIXe siècle, c’était le siège du gouvernement égyptien.

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Quand les Mamelouks renversèrent les Ayyoubides en 1250, leur sultan Baybars Al-Bunduqdari s’installa dans le palais et l’isola en construisant un mur qui a divisé la forteresse en deux parties reliées par la porte Al-Qullah.

Le sultan An-Nâsir Muhammad ben Qala’ûn a ouvert le quartier méridional avec des constructions. Malheureusement, la seule restante est sa mosquée Mohamed An-Nâsir, commencée en 1318 et finie en 1355. Il y avait un grand Palais de justice surplombé d’un dôme vert. Près de celui-ci a été construit Qasr el-Ablaq en marbre noir et jaune, palais utilisé pour des cérémonies officielles. De là partait un escalier menant aux écuries où le sultan avait 4800 chevaux.

Les Ottomans,  qui ont contrôlé l’Égypte entre le XVIe et le XXe siècle, ont construit la plus grande tour de la Citadelle, Al-Muqattam. Cette tour fait 25 mètres et a un diamètre de 24 mètres. En 1754 les Ottomans reconstruirent les murs du quartier bas et ajoutèrent une porte fortifiée appelée la porte El-Azab. Muhammad Ali Pasha (Mohamed Ali), un des grands constructeurs de l’Égypte moderne, au pouvoir en 1805, est le responsable du changement considérable de la Citadelle. Il reconstruit une grande partie des murs externes et remplace plusieurs des bâtiments intérieurs délabrés, faisant du quartier nord son domaine privé, et la mosquée Mohammed Ali, construite dans le style baroque qui imite les grandes mosquées d’Istanbul. Près de la porte Al-Qullah dans le quartier nord se trouve le palais harem de Mohamed Ali. La statue devant, est celle d’Ibrahim Pacha, par Charles Cordier. Le palais a servi de résidence de famille au Khédive jusqu’à ce que le gouvernement ait été déplacé au palais d’Abedin. Depuis 1949, c’est le musée militaire de l’Égypte, fondé par le roi Farouk.

citadellesaladinplan.png Plan de la citadelle

 Le Khan el-Khalili

Le Khan el-Khalili, habituellement appelé le Khan, et est souvent confondu avec le marché de Muski et inversement. Le souk de Khan el-Khalili, vieux de 600 ans, a été établi en 1382 par l’émir Djaharks au cœur de la ville fatimide. À l’instar du marché Al-Muski à l’ouest, il comporte une des zones d’ateliers d’artisans les plus importantes du Caire.Le Khan est situé à un coin du triangle des marchés qui va du sud de la porte Zuwayla à l’ouest à Azbakiyyah. Le Khan est encadré au sud par la rue d’Al-Azhar et à l’ouest par le marché de Muski. Il se compose de passages et de ruelles remplies d’artisans, d’orfèvres, de vendeurs de parfums et d’épices. Sur une rue étroite venant d’Al-Badistand, on trouve le célèbre et pittoresque café el-Fishawi, ou le café des miroirs, qui est un endroit de réunion pour les artistes locaux, et qui n’a pas changé depuis près de 200 ans. Il fut fréquenté par l’écrivain prix-Nobel Naguib Mahfouz, un des auteurs égyptiens les plus connus. Les marchés d’or et d’argent sont situés à l’ouest du Khan le long de la rue des orfèvres.

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Le musée égyptien

Créé en 1858 par Auguste Mariette, avec l’aval de Saïd Pacha, vice-roi d’Egypte, le musée égyptien du Caire s’installa dans un entrepôt fluvialau coeur du quartier de Boulaq. Faute de place, il fut transféré en 1902 dans un palais conçu par Marcel Dourgnon. Le musée actuel est entouré d’un jardin abritant des dizaines de sculptures ainsi que la tombe du fondateur.

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Près de 100 000 oeuvres sont exposées dans les centaines de salles que compte le musée, sans compter celles qui dorment dans les réserves. Comme le souhaitait Mariette, le rez-de-chaussée est occupé par les grandes statues, disposées chronologiquement de façon à retracer l’histoire égyptienne. En revanche, au 1er étage les objets sont classés par type.

La Grande salle du rez-de-chaussée abrite des sarcophages de l’Ancien Empire, des statues des pharaons des IIIe et IVe dynaties, dont Djoser, Kephren et Mykérinos, le colosse d’Aménophis III et de son épouse, des statues et des stelles de pharaons du Moyen Empire (Amenemhat III, Sestrosis I), du Nouvel Empire (Touthmosis III enfant), ainsi que quatre colosses d’Akhénaton. Plus loin, la chambre funéraire d’Harhotep contient de superbes objets peints.

Au 1er étage (où l’on achète un billet supplémentaire) les salles recemment restaurés, abritant les 2099 pièces du trésor de Toutankhamon découvert le 4 novembre 1922 par Howard Carter, sont les plus populaires. Cet étage renferme également le trésor d’Hétephérès, mère de Khéops, une collection d’orfèvrerie couvrant toute l’histoire égyptienne et un corpus de textes extraits du Livre des Morts.

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Le Caire islamique

Les monuments islamiques d’Égypte sont presque entièrement concentrés au Caire. Les Fatimides dotèrent Le Caire de nombreuses mosquées, dont celles d’Al Hakim, d’Al-Akmar et de Salih Talaï. Après eux, les sultans continuèrent d’embellir la ville de magnifiques mosquées et de nombreuses madrasas, autour dune fontaine, pour suivre les recommandations du prophète, pour qui l’eau permet la propreté matérielle et spirituelle. Des mausolées sont rassemblés en véritables villes des morts. Sous la dynastie Mamelouk, la ville s’agrandit considérablement et devient la capitale du monde musulman.

C’est ainsi qu’Ibn Khaldoun pouvait dire :
« Celui qui n’a pas vu Le Caire ne connaît pas la grandeur de l’islamisme. C’est la métropole de l’univers, le jardin du monde, la fourmilière de l’espèce humaine, le portique de l’islamisme. »

À côté des vieilles villes d’Amr’et d’Ibn Tulun, les Fatimides fondèrent Le Caire,  qu’ils l’entourent d’une muraille percée de trois portes majestueuses, où ils installèrent la mosquée d’al-Azhar. On y ajouta par la suite des madrasas (écoles de théologie et de sciences), des minarets etun grand porche d’époque ottomane, et la salle de prières fut agrandie, portant de cinq à neuf le nombre des nefs parallèles, avec une rectification de l’orientation. Des palais fatimides, il ne reste rien que quelques peintures et des boiseries sculptées, représentant des scènes de cour, des animaux et des motifs floraux.

La madrasa de Sultan Hasan fut érigée comme une forteresse spirituelle au pied de la citadelle de Saladin. Elle témoigne d’une science parfaite, avec son habileté à rattraper la déclivité du sol, son porche monumental, sa salle funéraire sous coupole, ses cellules.

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Dans la rue Muiz li Din Allah, des mosquées, tombeaux, palais, hôpitaux, madrasas, tous datant des XIIIe et XIVe siècles se cotoyent. Dans des ruelles voisines, on peut voir aussi quelques maisons aristocratiques comme il en existe maintes autres au Caire. Dans la Beit Ibrahim Katkhoda, Bonaparte installa son équipe de savants. La Beit al-Cadi est l’une des plus anciennes.

La mosquée, construite par al-Chungkur en 1346, reçut en 1652 une belle parure qui lui donna son nom populaire de mosquée Bleue.

L’Unesco a classé sur la liste du patrimoine mondial le Caire Islamique pour sa multitude de monuments (mosquées bien sûr, mausolées, tombeaux, demeures privées). De nombreux pays, qui participent avec l’Unesco à la conservation, la rénovation et la protection des innombrables richesses culturelles, historiques et architecturales que recèle le Caire.

Le Caire moderne

Le Quartier Ismailieh est devenu le centre du Caire moderne. Créé dès 1863, par le khédive Ismail qui voulait adjoindre à la Cité ancienne, une ville moderne. Après de nombreuses tentatives, c’est vers 1867 que le quartier commença à émerger de terre. De nombreuses villas furent construites entourées de beaux jardins.  Au début du XXe siècle les villas commencèrent à faire place à des immeubles de rapport. Le centre ville inclut les îles de Roda, Gezira et Mounira.

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Le secteur autour des jardins d’Ezbekiyyeh était autrefois un vaste lac qui fut asséché en 1837 et a été construit selon les instructions du Khédive, qui aimait les divertissements. Il y avait à l’origine un cirque, un théâtre et un opéra dans les jardins méridionaux, où subsiste de nos jours un théâtre de marionnettes.

Au nord de la place Ataba s’ouvre la rue Clot Bey, d’Antoine Cot, médecin français et fondateur de la médecine moderne égyptienne, qui passe sous des voûtes en pierre avant d’arriver à la place Ramsès devant la gare. Le quartier est connu sous le nom « Bab el-Hadid », c’est l’un des quartiers du Caire moderne qui furent urbanisés le plus tôt après la seconde moitié du XIXe siècle. La gare du Caire fut construite en 1856, transformée selon le modèle arabe en 1892 et restaurée la première fois en 1955. Dans le musée national égyptien des chemins de fer, à l’extrémité est de la gare, on trouve quelques vieilles locomotives en excellent état de conservation.

L’île de Gezira est restée inhabitée jusqu’au milieu du XIXe siècle, jusqu’à ce que Mohammed Ali construise un palais à son extrémité nord. Ce quartier s’appelle maintenant Zamalek. Plus tard, le Khédive Ismaïl a construit un grand palais au centre de l’île avec un immense jardin, et une jetée pour faciliter l’accès.

Dans l’antiquité, Rhoda faisait partie de l’ancienne Héliopolis et, à l’époque romaine ce fut une forteresse. Le dernier sultan Ayyubide y transféra le siège du gouvernement et construisit une nouvelle forteresse avec palais et casernes, mais les Mamelouks ramenèrent par la suite le gouvernement à la Citadelle de Saladin. Au sud se trouve le Palais Manasterli, construit à côté d’un nilomètre du VIIIe siècle. Au nord se trouvent les jardins Manyal qui couvraient la majeure partie de l’île et qui sont désormais un quartier résidentiel. Le Palais Al-Manyal comporte un musée renfermant une collection d’objets ayant appartenu au Prince Mohammed Ali Tawfig, l’oncle du dernier roi d’Égypte, Farouk.

 

GIZEH

 Le plateau de Gizeh est célèbre pour ses trois pyramides, des pharaons Khéops, Képhren et Mykérynos, ainsi que pour son sphinx.

Cette zone fut baptisée Kheret-Neter-Akhet-Khoufou (« nécropole de l’horizon de Khéops ») mais on lui donnait aussi le nom de Rostaw qui renvoit à la légende d’Osiris, dieu de morts et seigneur de Rostaw, autrement dit, le souverain des cavernes et des passages supposés exiter sous le plateau. D’après les fouilles de Zahi Hawass, ces passages sembleraient exister. Selon des égyptologues, les trois pyramides seraient disposées de la même manière que les étoiles de la constellation d’Orion. Orion était vu par les égyptiens comme leur dieu des morts : Osiris.  L’étoile la plus haute de la constellation n’est pas vraiment alignée mais un peu plus haute, mais aussi plus petite. De même, la pyramide de Mykérinos est un peu trop haute pour être alignée avec les deux autres pyramides, et plus petite que ces dernières.

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La pyramide de Khéops

La pyramide de Khéops fut considérée dans l’Antiquité comme une des Sept Merveilles du monde et sucite actuellement encore de l’admiration par la perfection de sa construction et sa monumentalité. Ses 146.59m de hauteur la plaçait comme le monument le plus haut jusqu’à a construction de la Tour Eiffel en 1889. L’apect actuel de la pyramide où les degrés sont visibles, résulte de la disparition de son revêtement en calcaire blanc qui la fesait resplendir au soleil. De même, son sommet se terminait en pointe avec un pyramidion doré. L’entrée véritable est située sur la face nord (avec une déviation de seulement 0°3’6 » par rapport au Nord) à 15m du sol. L’accès actuel se situe plus bas et est en fait un passage creusé dans la roche par des pilleurs de tombes. Un corridor descendant aboutit à une chambre souterraine, alors qu’un coridor ascendant mène à une grande galerie, puis à la chambre de la Reine. Aucune reine n’y repose, mais elle fut baptisée ainsi par les visiteurs à cause de la forme particulière de son plafond. La chambre du Roi recèle encore de nombreux mystères pour les scientifiques. Elle est constituée de blocs de granit monolithique (utilisés d’habitude pour le revêtement) et le sarcophage (du même matériau) ne comporte aucune inscription. A l’extérieur, du côté est, trois pyramides satéllites correspondent aux sépultures des reines Hétephérès, Méritétès et Hénoutsen. Du côté sud, le musée de la barque solaire renferme une embracation en parfait état, de plus de 40m de long qui naviguait jadis sur le Nil.  A environ 5km de la pyramide de Khéops, Barsanti à décourvert en 1904 un mastaba de la IIe dynastie sans doute le plus ancien de plateau.

La pyramide de Képhren

La pyramide de Képhren est légèrement plus petite mais paraît tout aussi imposante car elle est surélevée. Son sommet a conservé une partie du revêtemetn externe. Son entrée (au nord) fut découverte en 1818 par Belzoni ; elle aboutit à un coridor donnant accès à la chambre funéraire qui abrite un sarcophage anépigraphe en granit noir.

La pyramide de Mykérynos

La pyramide de Mykérynos, la plus petite des trois, devait être d’une grande beauté avec un revêtement en granit rose. L’entrée (nord) conduit à un corridor, puis à une chambre funéraire primitive à 6m de profondeur. De là, en empruntant un 2e couloir, on arrive à la chambre funéraire qui renfermait un sarcophage anépigraphe en basalte. Celui-ci à disparut lors du naufrage du navire qui le transportait au XIXe siècle.

 Le sphinx

Le sphinx, situé à 500m à l’est de la pyramide de Khephren, a  été sculpté dans le calcaire du plateau. Le terme sphinx est dérivé de l’égyptien « shesepankh » qui signifie « statue vivante ». On pense qu’il assumait une fonction de gardien du site, plus précisément du temple solaire édifié à côté de la pyramide de Khéops. La tête humaine du sphinx porte le némès, l’uraeus et la barbe postiche (atributs royaux). Le corps du sphinx est celui d’un lion assis, symbole du pouvoir royal. Le visage du sphinx serait celui de Khéphren lui même. Le sphinx fut la proie de tirs de canons lors de l’invasion de Mamelouks, son nez de 2m tomba à terre et fut ramassé par les anglais après la défaite de Bonaparte, pour être exposé au British Museum.

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Ses pattes renferment une stelle potant le nom de Touthmosis IV, ajoutée par ce dernier, pour commémorer un rêve prémonitoire selon lequel il monterait sur le trône s’il fesait dégager le sphinx, qui avait été plusieurs fois enseveli sous le sable. Touthmosis n’était pas l’héritier du trône et utilisa le sphinx pour rendre légitime son accession au pouvoir. Le texte de la stelle est le suivant:

« Un jour il advint que le fils royal Thoutmôsis, qui allait se promener à l’heure de midi, se reposa à l’ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s’aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmôsis ; je suis ton père, Horakhéty-Khépri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t’appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu’illumine l’œil brillant du maître de l’Univers. (…) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au-dessus duquel j’étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire. » 

500pxgizapyramidcomplexmapfrsvg.png Plan du site de Gizeh

 

SAQQARAH

 Située à l’ouest de Memphis, la nécropole de Saqqarah-Sud est composée des pyramides de Djedkharê-Isesi, de Pepi I, et de Merenrê. A quelque distance de là se trouve le mastaba Faraoun, tombeau de Chepseskaf ; cet édifice à deux degrés a la forme d’un grand sarcophage rectangulaire orienté selon un axe est-ouest. En revenant vers Gizeh, on trouve le site de Saqqarah-Nord, abritant l’une des nécropoles les plus anciennes de l’Egypte pharaonique. Les fouilles, commencées en 1912, ont mis à jour dans la partie septentrionale une zone de tombes et de mastabas datant de la Ier dynastie ; celle qui fut atribuée au pharaon Aha livra entre autre le papyrus le plus ancien jamais trouvé à ce jour.

Le complexe funéraire de Djoser est l’ouvrage le plus important de Saqqarah, que l’on doit à Imhotep. La pyramide de Djoser, la plus ancienne d’Egypte, est enfermée dans une enceinte en calcaire avec 14 fausses portes. L’entrée, très étroite, donne accès à une galerie composée de 40 colonnes disposées en deux rangées. La pyramide, dont la hauteur dépasse 60m, comporte une base rectangulaire et fut construite en gradin à partir d’un mastaba initial.

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En 1851, Auguste Mariette découvre le Serapeum, sépulture souterraine dédiée au dieu Apis. Vingt-huit momies de taureaux sont exhumées. Dans les années 1990, Alain Zivie accède à la fabuleuse nécropole des chats riche de milliers de momies de félins plusieurs fois millénaires.

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DACHOUR

Dachour se situe à quelques kilomètres au sud de Saqqarah, et comprend des nécropoles royales de lAncien et du Moyen Empire, ainsi que cinq pyramides. La pyramide la plus au sud est appelée pyramide rhomboïdale, à cause du changement d’inclinaison à mi-hauteur. Elle ne renferme ni momies, ni sarcophage, mais un temple formé d’un cour à colonnes, de chambres et de chapelles à bas-reliefs.

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Plus au nord, la pyramide Rouge, appelée ainsi à cause de la couleur de la pierre, dépasse les 90m de haut.

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Ces deux pyramides sont attribuées au pharaon Snefrou. Les trois autres pyramides sont attribués au pharaons Sésostris III, Amenmemhat II et Amenmemhat III de la XIIe dynasties.

ABOUSIR

Le site d’Abousir comprend une nécropole royale datant de la Ve dynastie, des temples solaires et des vestiges de nombreuses pyramides.

Les pharaons de la Ve dynastie pensaient être les descendants du dieu Rê. Les obélisques de l’époque, symbolisan les rayons du soleil, étaient placés dans le sanctuaire, sur une pyramide tronquée. Les pyramides d’Abousir sont moins imposantes que celles de Gizeh, mais leur style est plus soigné, avec des colonnes avec des chapiteaux aux décors floraux et des paroies ornées de bas reliefs.

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OASIS DU FAYOUM

L’oasis du Fayoum, consacrée au dieu crocodile Sobek, tient son nom du copte « phiom » qui  veut dire mer, lac et qui vient de l’égytien « pa iam ». Le Fayoum était le lieu de chasse préféré des pharaons. Des pharaons de la XIIe dynastie entamèrent des travaux pour augmentter la superficie de culture grâce à un réseau d’écluses et de canaux. Des colons grecs et macédoniens construisirent de nouvelles cités (Crocodilipolis, Karanis, Dionysias) qui firent du Fayoum le centre de la culture hélléniste en Egypte. De nombreux papyrus grecs et égyptiens, ainsi que des portraits sur bois furent découverts dans le Fayoum.

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L’oasis fut florissante jusqu’à la décadence du pays au IIIe siècle, où le lac diminua pour atteindre sa taille actuelle. Karanis conserve les ruines du temple dédié à Pneferos et à Petesouchos (dieux crocodiles), contruit par Néron. De nombreuses momies de crocodiles y ont été découvertes. Au sud, se trouve les vestiges de Dimeh, l’antique Socnopaïou Nesos, « l’île de Sobek ». Une grande voie processorale longe le temple qui renferme des bas reliefs representant Ptolémée II priant en présence d’Amon.

Près du village de Biahmou se dressait deux colosses d’Amenemhat III, dont il ne reste que les bases, exposées à Oxford.

L’obélisque de Sestrosis I se situe au centre d’un carrefour de Medinet-el-Fayoum. Dans le village d’El-Maqta subsitent les ruines de la pyramide d’Hauwâra, édifiée par Amenemhat III et des vestiges de son monumental complexe funéraire aux douze cours, que les voyageurs grecs nomèrent « Labyrinthe »

 

OASIS DE BAHARIYA

L’oasis de Bhariya, dont le nom signifie « oasis de la mer », ou « oasis septentrionale »est située à l’ouest du Fayoum. Il reste des vestiges d’un temple de la XXVIe dynastie consacré à Amon-Rê et au dieu Khonsou. Derrière le talus du village se trouvent des tombes de nobles, dotn la plus ancienne est celle du gouverneur Amenothep de la XVIIIe dynastie. A Qarat El Farargi, le complexe sépulcral d’ibis, a livrer des momies d’animaux et des amulettes.

L’oasis est célèbre depuis la découverte en 1996 par l’équipe de Zahi Hawass d’une nécropole baptisée la vallée des momies en or, en référence aux masques d’or que portaient les momies. 100 momies greco-romaines ont été mis au jour, mais il en aurait plus de 100 000. Cette nécropole fut découvert par hasard, lorque la patte de l’âne d’un gardien qui chez lui s’enfonça anormalement dans la sol.

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OASIS DE BENI HASSAN

L’oasis de Beni Hassan, dont le nom vient d’une tribu arabe installée dans la région, est une nécropole du Moyen Empire. Parmi les 39 hypogées découvertes sur le site, douze présentent des décorations murales d’un grand intérêt, qui présentent des scènes de culture, de chasse ou de fête. Les tombes appartienent souvent à des nobles ou hauts fonctionnaires. La tombe n°17 fut construite pour Kethi, grand prêtre, et a conservé deux de ses six colonnes. Selon Champollion, le style de ses colonnes est protodorique.La tombe n°15 appartenait à Baqit, gouverneur du nome et père de Kethi. La tombe n°3 appartenait à Knoumhotep, gouverneur, et est célèbre pour ses bas reliefs représentant des scènes de chasse aux canards, de récolte de figues et pèche. Champollion fit des fouilles sur ce site avec Rosselini, et Howard Carter y fit ses premiers dessins.

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 MEMPHIS

Memphis, fondée par Ménès Aha (premier pharaon de la première dynastie), fut longtemps l’unique capitale égyptienne,jusqu’à ce que Thèbes prennent plus d’importance au début du Nouvel Empire. Important centre religieu de l’époque ptolémaïque, Memphis commença à décliner avec l’essor d’Alexandrie. Elle fut même envahie par les eaux du Nil. Actuellement, il ne reste presque que le colosse de Ramses II, taillé dans un seul bloc calcaire de 14m, et un sphinx en albatre représentant Aménophis II, placé en face au temple de Ptah.

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TELL EL AMARNA

Tell El Amarna, qui s’apellait à l’origine Akhataton, était la cité du pharaon Akhénaton (Aménophis IV), dont le règne marqua une rupture avec la réligion ancestrale et un pas vers le monotéisme, avec un dieu unique :  Aton.  Cette capitale éphémère, qui ne fut habitée que pendant 30 ans, s’étend sur 3km le long du Nil. Akhénaton fonda cette ville en toute hate au bout de la 5e année de son règne de façon à contrecarrer de manière définitive le pouvoir du clergé thébain en quittant Thèbes. La nouvelle capitale était conçue pour l’adoration du dieu solaire Aton, et toutes els autres divinités étaient bannies. A la mort du pharaon, la capitale fut abandonnée et détruite par les forces du clergé thébain, et tomba dans l’oubli. Le temple d’Aton fut délibérément détruit et les pierres durent réutilisées par Ramses II pour construire le temple d’Hermopolis Magna.

Daprès les fondations, le temple devait avoir une forme rectangulaire. Son entrée était constituée d’un pylône qui donnait accès à une salle hypostyle, puis à des cours séparées par des portiques, avec des autels placés par groupe de 4 sur les socles de brique dans l’axe du temple. La dernière salle était consacré aux rencontres avec a divinité.

Le palais du pharaon sétait divisé en cours et apartements privés du couple royal. Là, fut trouvé une représentation d’Akhenaton, Néfertiti et leurs six filles. Cette représentation est caractéristique de l’art amarnien, qui constitue également une coupure avec la tradition. En effet, les souverains sont représentés avec les yeux en amande, et tels qu’ils sont: Néfertiti d’une grande ebauté et Akhenaton avec des défaust physiques. La vie qutidienne apparaît libérée des carcans traditionnels.

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A la fin du XIXe siècle, sir Flinders Petrie commença une série de fouille sur le site avec l’aide d’Howard Carter. Par la suite, de nombreuses fouilles ont été entreprises qui permirent de mettre à jour une stèle frontalière qui indique l’origine de la fondation de la ville. Il y est écrit que » le pharaon monté sur un char en or, quitta la riche tente où il avait passé la nuti et allé définir les frontières d’Akhetaton. Après avoir accompli les ofrandes à al divinité, il se rendit vers le sud en un point où les rayons du soleil lui indiquaient la limite méridionale de la cité. Le souverain pria pour sa femme et ses filles et jura de ne plus jamais fanchir les limites ainsi établies. »  La découverte la plus marquante eut lieu non loin du palais, dans l’atelier de l’artisan Touthmosis, recélant de plusieurs bustes sculptés dont le célèbre buste de Néfertiti conservé à Berlin. Il est très bien conservé et a même gardé ses couleurs d’origine.

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Les nécropoles amarniennes sont très différentes des nécropoles thébaines. Il ‘y a aucune scène relative au monde des morts ou au culte d’Osiris, mais des scènes joyeuses de la vie quotidienne. Il semblerait que dans la religion amarnienne, on ne prometait pas de vie après la mort. La momie d’Akhenaton a été longtemps cherché, à Thèbes et à Akhetaton, mais en vain. La sépulture royale aurait pourtant été localisée sur les collines de Darb El-Melek.

gdegtellelamarnamap.png Plan de la cité

 

ABYDOS

Abydos était la nécropole des pharaons des premières dynasties. La cité devient un lieu de pélerinage où l’on souhaitait avoir sa sépulture, par le biais d’une stelle, le plus près possible de la tombe d’Osiris. Abydos est en effet le centre du culte d’Osiris, dont la tête aurait été enterrée à Abydos, après avoir été tué par son, frère Seth. 350 tombes ont été découvertes, dont quelques tombes royales, quelques tombes de personnages de haut rang et plusieurs tombes très modestes. On a aussi découvert des tombes de chacals, en l’honneur d’Anubis, de faucons pour Horus, et d’ibis pour Thot.

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Le temple d’Osiris

Le temple d’Osiris fut construit en majeur partie sous le règne de Sethi I, son fils Ramses II y ajouta un pylône et deux cours. La façade visible actuellement, n’est pas celle d’origine, c’est celle d’un portique à douze colonnes qui servait d’arrière plan à la seconde grande cour. Une rampe permettait l’accès au temple et la première salle hypostyle, appuyée sur deux rangées de douze colonnes, et divisée en sept chapelles, contenant chacune un stelle sur le mur du fond. Parmi les sept chapelles, celle d’Osiris diffère des six autres. La seconde salle hypostyle, appuyée sur trois rangées de douze colonnes, est caractérisée par l’opposition entre l’inclinaison du sol et du plafond. Ces deux salles forment avec les paroies lattérales les passages jusuqu’aux sept sanctuaires dédiés à Sethi I, Osiris, Isis, Horus, Amon, Mout et Khonsou. Dans le sanctuaire d’Osiris, la paroi du fond s’ouvre sur un passage menant à un autre temple dédié à Osiris, Isis et Horus, composé d’une salle principale à dix colonne et trois chapelles. L’angle nord-ouest du temple annexe dédié à Osiris est coccupé par une petite salle dépourvue de toute ouverture, donc inaccessible, qui symbolise le secret des mystères d’Abydos restés inviolés. La partie gauche du temple s’ouvre sur une salle à trois colonnes et deux chapelles dédiées à Nefertoum et à Ptah-Sokaris (divinités liées à la résurrection). Cette salle donne sur un long couloir au plafond constellé d’étoiles et orné de cartouches royaux. L’âme des rois défunts été supposée monter jusqu’au ciel et devenir une étoile. Ce couloir mène à six salles, dont la première servait de remise pour les barques utilisées pendant les processions. Dans les autres salles étaient entreposés les objets sacrés. Un escalier menait au toit et permait aujourd’hui d’accéder au cénotaphe.

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La structure de l’édifice repose sur les nombres sacrés deux et sept ; dans le temple, il y a deux pylônes, deux cours, deux salles hypostyles, sept portes qui donnent sur un sanctuaire avec les sept travées des deux salles hypostyles, aboutissant à sept chapelles qui forment le coeur du temple. Deux est un nombre incarnant toutes les oppositions (les deux sexes, le jour et la nuit, la vie et la mort, le bien et le mal), symbole de conflit mais l’union de deux contraires peut permettre la progression. Sept est un nombre mythique, on pense aux sept planètes, aux sept jours de la semaine, aux sept notes de la gamme pythagoricienne ; c’est un nombre astronomique et temporel.  Osiris est un Dieu tout en opposition, puisqu’il est à la fois le Dieu des morts, mais aussi de la renaissance de la Nature et de la vie éternelle. Il est aussi aisement associé au nombre sept puisqu’il est le fils de Nout, la voute celeste et qu’il est associé à la vie, la renaissance et la mort, donc le temps. De plus, dans la mythologie égyptienne, Seth s’oppose à son frère Osiris, Seth est alors le Mal et Osiris le Bien, Osiris est assassiné par Seth, d’où une opposition entre la vie et la mort;  ces oppositions sont marqués par le chiffre deux.

noticeplanabydossetyier.gif Plan du temple

Le cénotaphe

Le cénotaphe est une tombe qui ne contient pas de dépouille, il s’agit d’une tombe symbolique destinée uniquement à l’âme du défunt. Le cénotaphe de Sethi I à Abydos, pouvant être considéré comme la tombe spirituelle d’Osiris est antérieur à la XIXe dynastie. Actuellement, on y accède depuis le temple de Sethi I, mais à l’origine un puit était creusé dans le désert, que seul l’âme du défunt pouvait franchir. Le centre comprend une salle de 10 piliers et symbolise l’île au centre des eaux, sortie du monde lors de la création de l’univers. L’Osiréon, malheureusement innondé, suite à la construction d’un barrage, comporte deux niches qui contenaient le sarcophage et les vases canopes d’Osiris. Derrière le salle des pilastres, le naos à la forme d’un rectangle allongé avec un toit décoré d’inscriptions et d’images astrologiques et astronomiques.

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Le temple de Ramses II

Le temple de Ramses II se situe à 300m au nord-ouest du temple de Sethi I, malheureusement il ne reste que peu de vestiges. Sa construction aurait débuté sous le règne de Sethi I (père de Ramses II). Sa structure d’origine comprenait deux pylônes, deux cours, une salle donnant accès à un portique, deux salles hypostyles et un sanctuaire composé de trois chapelles. Il ne reste rien du premier pylône et de la première cour. On accède au sanctuaire par le second pylône (en ruine). La seconde cour se distingue par la présence de 26 piliers osiriaques. De nombreux reliefs présentent des scènes religieuses. Les parties supérieures du temple se sont effondrées, détruisant les décors des deux salles hypostyle et du sanctuaire.

 

DENDERAH

Dendérah se trouve sur le site de l’antique Iunet, à 60km au nord de Louqsor. Il ne reste actuellement qu’un temple dédié à la déesse Hathor, construit au Ier siècle av JC. Hathor, dont le nom signifie « temple d’Horus », symbolise le ventre maternel dans lequel Horus a été conçu, donc la vie. Elle est vénérée à Dendérah sous les traits d’une femme aux oreilles de vaches et symbolise la vie. Hathor est également connu comme déesse de l’amour, source de joie pour les vivants. Le temple de Dendérah est aussi appelé temple du Sistre, en référence au sistre d’Hathor, qui éloigne les influences négatives et attire les influences positives, mais aussi parce que le tempel a été construit comme un immense sistre, où les harmonies du Cosmos venaient fusionner. La façade du temple comprend 6 colonnes figurant les instrulents d’hathor au sommet de sa tête. Pour chaque sistre, on dénombre quatre têtes orientés vers les points cardinaux.

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L’édifice fut entouré d’une triple enceinte, dont il ne reste que celle d’Hathor, constituant le coeur du sanctuaire. L’enceinte abritait un lac sacré orné de scènes des mystères d’Osiris, où le lac devenait l’Océan primordial, source de vie, et deux mammisis. Un mammisis est consacré à la célébration de la naissance d’un enfant conçu par les dieux, il contient des références à la jeunesse des dieux créateurs, des représentations de noces et de la naissance de l’enfant-dieu. Depuis l’entré couverte du temple, on accède à une salle hypostyle, où deux rangs de neuf colonnes sont disposés de chaque côté de l’axe central. Le plafond est orné de representations cosmiques et astrologique, où la déesse Nout avale le soleil le soi, pour le remettre au monde la matin. On accède ensuite à la salle de l’apparition, supportée par six colonnes et flanquée de six pièces, avec  l’atelier et  le trésor, où les alchimistes préparaient les onguents, l’huile et les matières précieuses. Les salles du calendrier et du Nil étaient destinées à mesurer le passage des saisons dont dépendait la prospérité du pays. Dans la pièces centrale, appelée salle de l’Ennéade, était récité un hymne propre a réveiller la divinité. On se rend ensuite dans le naos entouré de ses chapelles. Sous le temple, douze cryptes aménagées sur trois niveaux représentent le monde souterrain. Ces pièces renfermaient les objets necessaires à la célébration du culte de la déesse, et permettaient aux forces divines de se régénérer. Le sommet du temple est en partie occupé par une terrasse qui servait aux célébations de l’union avec le disque solaire lors du nouvel an. La statue d’Hathor était exposée aux rayons du soleil et se chargait d’énergie positive.

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Au nord de cette terrasse, une chapelle dédiée à Osiris, contient une copie du célèbre zodiaque circulaire, le seul réalisé dans l’Egypte ancienne, aujourd’hui conservé à Paris. Ce bas relief en grès de 2.55×2.53m contient un disque central de 1.55m de diamètre. Le cercle contient une représentation astronomique, soutenu par quatre couples de divinités à tête de faucon et quatre divinités des points cardinaux. La voûte céleste est représentée sous la forme d’un disque soutenu par quatre femmes, aidées par des génies à tête de faucon. Sur son pourtour, 36 génies symbolisent les 360 jours de l’année égyptienne. A l’intérieur de ce cercle se trouvent des constellations au nombre desquelles figurent les signes du Zodiaque. Le Belier ou le Capricorne ont une iconographie similaire à celle qu’ils ont actuellement, mais d’autres ont une iconographie plus égyptienne, le Verseau est représenté comme le dieu de l’inondation Hâpy tenant deux vases d’où jaillit de l’eau. Au centre se trouvent les constellations du ciel du Nord, dont la Grande Ourse, sous la forme d’une patte avant de taureau. Une déesse hippopotame (Touéris ?) en face de la Petite et de la Grande Ourse figure la constellation du Dragon. La disposition des cinq planète connus parmi les constellations du ciel ne se reproduit à l’identique que tous les mille ans environ ; celle-ci a pu être datée précisément entre le 15 juin et le 15 août 50 av JC. Deux éclipses ont été représentées à l’endroit précis où elles se sont produites. L’éclipse solaire du 7 mars 51 est figurée sous l’aspect de la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c’est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil. L’éclipse lunaire du 25 septembre 52 est un oeil oudjat (qui signifie « être intact), car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune. Attention, il ne doit pas être confondu avec celui placé sur le portique du temple, qui n’a pas une forme circulaire.

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Derrière le grand temple d’Hathor, fut érigé une autre temple consacré à la naissance de la déesse Isis, grande magicienne et souveraine des lieux saints et porteuse de vie. A droite de la grande cour, le sanatorium est un lieu où se rendaient les malades pour des cures thermales. Cependant, ce n’était pas un lieu public puisqu’il se trouve à l’intérieur du sanctuaire. 

LOUQSOR

Le temple de Louqsor est appellé par les égyptiens « Ta-ipset-resi » que le grecs comprirent comme Thèbes, nom qui désigne actuellement toute la région. Le temple est consacré à Amon, Mout et Khonsou qui contituent la triade thébaine. Il fut construit en 1380 av. JC par Aménophis III. Thoutmosis III, Hatchepsout et Toutankhamon contribuèrent à agrandir le temple, mais ce fut Ramses II qui en acheva la construction en ajoutant deux pylônes et une cour. Sous le règne d’Aménophis III, Louqsor devient le centre du pouvoir politique et religieux de toute l’Egypte. Là se déroulaient toutes les manifestations religieuses et, pendant les crues du Nil, la statue d’Amon était transportée sur la barque sacrée de Karnak à Louqsor. Le pharaon déposait alors des offrandes à Amon et une fois les cérémonies achevées, il retournait à Karnak.

L’entrée du tempel est contituée par un grand pilier, où sont contées les victoires de Ramses II sur les Hittites lors de la bataille de Qadesh en 1285 av. JC, quatres statues du pharaon (deux debout et 2 assis) ainsi que deux obélisques. Il ne reste actuellement qu’un seul obélisque, l’autre fut offert à la France en 1831 par Mohammed Ali et est érigé sur la place de la Concorde à Paris.

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Après avoir traversé la cour intérieure, ajoutée par Ramses II , on parvient à la grande colonnade d’Aménophis III et à la première antichambre du temple, qui était jadis protégée par un toit supporté par 8 colonnes. De la seconde antichambre, on accède à la chambre sanctuaire de la barque sacrée d’Amon, construite par Alexandre le Grand et revêtue de nombreux bas reliefs qui le montrent faisant des offrandes à des divinités, comme le Min Ithyphallique. La Grande cour d’Aménophis III est entourée de colonnes en forme de bourgeons de papyrus. Après la grande cour, il y a un atryum hypostyle de 32 colonnes (en mauvais état) et une abside chrétienne flanquée de 2 colonnes corinthiennes, à l’endroit où se trouvait autrefois le sanctuaire.

 me00000787631.jpg Plan du temple de Louqsor

On peut aussi visiter le musée de Louqsor, riches en collections exeptionnelles de bijoux, meubles, bustes de grands pharaons (Sestrosis I, Thoutmosis III, Aménophis II et III), statues (Sobek) ou de reliefs muraux.

« Je vis d’abord Louqsor, palais immense, précédé de deux obélisques de près de 80 pieds, d’un seul bloc de granit rose, d’un travail exquis, accompagnés de qutre colosses de même matière, et de 30 pieds de hauteur environ car ils sont enfouis jusuq’à la poitrine. C’est encore là du Ramses le Grand. Les autres parties du palais sont les rois Mandouéi, Horus et Aménophis-Memnon, plus, des réparations et additions de Sabacon l’Ethiopien et de quelques Ptolémées, avec un sanctuaire tout en granit, d’Alexandre. » Champollion

 

KARNAK

Le temple de Karnak est également consacré à la triade thébaine, avec le temple de Mout au Sud, mais aussi au dieu de la guerre Montou dont le temple se trouve au Nord. Le site est divisé en trois parties closes et bien distinctes. La grande enceinte centrale, de 550m sur520m, renferme les temples de Khonsou-Neferhatep, Ramses III, Ptah, Sekhmet, Aménophis III, Osiris, Opet et la salle de célébration de Touthmosis III.

Le temple d’Amon est constitué de nombreux pylônes, d’une cour à portiques, d’une salle hypostyle, d’un vestibule, d’un sactuaire et d’une sacristie. Passé le gigantesque pylône central, on trouve le temple de Ramses III et le sanctuaire de Séthi I. La salle hypotsyle fait 6000m² avec 134 colonnes dont la plus haute mesure 23m. Symboliquement, des colonnes représentent une forêt de papyrus.

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Dominant tout l’ensemble : l’obélisque d’Hatchepsout en granit rose.

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Jadis, une route pavée de calcaire, bordée de sphinx à têtes de béliers, reliait Karnak et Louqsor.

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 Plan du temple de Karnak

 

« A Karnak, ce sont d’immenses colonnes qui s’emparent de l’imagination des voyageurs et les forcent d’admirer ce peuple qui a su élever des monuments de ce genre. » Belzoni

[En cours]

THEBES OUEST

Le site de Thèbes-ouest comprend divers sites dont Deir El Bahari ou la Vallée des rois et des reines, mais aussi de nombreux temples et autres monuments.

Memnon

Memnon est un personnage de la mythologie grecque, fils d’Aurore, cité par Homère comme le roi des Ethiopiens. Il n’a donc a priori aucun lien avec les colosses de 18m de haut, qui étaient à l’origine postés devant le temple d’Aménophis III, dont il ne reste plus rien. La légende débuta durant l’époque romaine. Après que le colosse nord eut été fissuré par un séisme, les dilatations thermiques et les brises matinales, donnaient l’impression que les colosse chantaient. Les grecs attribuèrent ce phénomène à Memnon, qui venait saluer sa mère au poin du jour. Les deux statues furent ensuite placés sur une voie très fréquentée où les voyageurs qui y faisaient une halte y laissaient une marque. On a dénombré plus de 100 inscriptions, dont une de l’empereur Hadrien.

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Le Ramesseum

Le temple de Ramses II appartient à un ensemble, qui incluait entrepôts, maisons, que le pharaon voulait édifier à Thèbes-ouest. Sous les ordres des Anglais, Belzoni fit déplacer le buste du pharaon qui gisait là, et l’envoya au Caire. Le buste se trouve actuellement au British Museum. Le temple est composé de deux cours, chacune précédée d’un pylône. En face du second pylône, on peut voir les vestiges d’un colosse de Ramses II, qui tomba lors d’un tremblement de terre. Dans la seconde cour, on peut voir les vestiges d’un portique et de pilliers osiriens, et de deux statues de Ramses II, une en granit rose et l’autre e,n granit noir. On accède ensuite à une grande salle hypostyle au plafond richement décoré, dont il ne reste que les colonnes centrales, qui aboutit à une grande cour, précédant le sanctuaire consacré au dieu Amon. Les paroies du temple sont couvertes de peintures relatant la bataille de Qadesh, et on peut aussi y voir un détail, propre aux temples ramessides: Amon écrivant le nom du pharaon sur une palette. Du santuaire, constitué à l’origine de trois salles, et huit colonnes, il ne reste que la première salle.

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Le temple de Sethi I

Le temple, était principalement dédié à Amon, Ramses I (père de Sethi I) et Rê-Hotakhty. Atoum et Montou sont également présents, dans des espaces leur étant réservés. Les pylônes et les cours du temple ont été détruites. Les bas reliefs sont encore bien conservés. Certains représentent Sethi I et Ramses II enfants, allaités par Hathor et Mout, et laissent supposer une fonction régénératrice du sanctuaire. La plafond est recouvers d’étoiles et des cartouches de Sethi I.

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Médinet Habou

Sous le règne de Ramses, Médinet Habou était le centre politique, économique et religieux du pays ; c’est là que résidaient le pharaons, les vizirs et les prêtres. La légende veut que Médinet Habou eût été édifiée sur la colline où se trouvent les sépultures des huits divinités primordiales, et où le dieu Amon serait apparu pour la première fois. Sous le règne de Thoutmosis III, un temple fut construit pour Amon, ainsi que de nombreuses chapelles. Le naos composé de trois chapelles, précédées de la salle de la barque, autrefois entourée de portiques mais dont la façade a été murée aux époques ultérieures. A partir de la XXIXe dynastie, une chapelle au nord du temple, une nouvelle cour et un grand pylône d’accès furent ajoutés.

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Le temple de Ramses III fut édifier sur le modèle du Ramesseum. L’entrée est cernée de deux pylône de 22m de haut, décorés de scènes guerrières et religieuses. Les deux grandes cours comportent un portique formé de 8 colonnes et une galeries de piliers osiriaques. De là, on accède à troissalles hypostyles, dont la première comporte 24 colonnes, puis au naos qui renferme la barque d’Amon. Non loin du naos, se trouve les chapelles consacrés à Mout, Khonsou, Rê-Harmakhis et Ramses III divinisé. Dans la chapelle de Ramses III, se trouve un calendrier des différentes fêtes religieuses.

 La ville comprend également le temple de Ramses III, le temple de Thot, le temple d’Aï et d’Horemheb, le palais royal d’Aménophis III, le lac sacré et un nilomètre. L’ensemble fut protégé par une mur d’enceinte construit par Ramses III.

Deir El Bahari

Le nom de Deir El Bahari signifie « couvent du nord » et fait référence à un couvent qui s’est inséré dans les ruines du temple d’Hatchepsout, le sauvant de sa detruction complète. Le site, comprenant trois temples, s’intègre parfaitement à l’amphithéâtre naturel formé par les montagnes.

A l’origine, une voix monumentale s’élevait en direction de l’amphithéâtre rocheux, bordée de sphinx et des jardins, jusqu’à une première grande cour avec un parterre de fleur. Cett première cour était terminée par une colonnade, interrompue par une seconde rampe. Le mur du portique est sculpté en relief, avec des scènes de chasse, de pèche ou encore la cérémonie d’érection des obélisques à Karnak. Une deuxième cour comprend deux portiques de 15 colonnes et de 4 niches face au Nord avec, en face, un autre portique composé de 44 colonnes (sur deux rangées). Les deux extrémités du portique sont occupés par une chapelle consacrée à Hathor (à gauche) et à Anubis (à droite). Les reliefs du portique représentent une expédition en terre de Punt (région de la corne d’Afrique) où les égyptiens allaient chercher de l’encens, de l’or, du bois et de l’ivoire. Une rampe donne accès au portique de la 3e cour, composée de 22 colonnes et de pilliers osiriaques, puis d’un portail en granit rose s’ouvrant sur une salle hypostyle. A gauche, se trouvent deux chapelles consacrées au culte de Thoutmosis I, à droite une chapelle consacrée au culte solaire de Rê-Horakhty, et au fond se trouve le sanctuaire d’Amon, conservant la barque sacrée. A droite de la 3e cour, la chapelle d’Hathor est composée de deux salles hypostyles et d’autres alles pourvues de bas reliefs.

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La tombe de l’architecte, Senmout, est creusée en profondeur à proximité de l’accès à la première cour. Elle renferme un portrait de Senmout et des représentations de constellations et des mois de l’année.

Le temple de Mentouhotep I fut le premier construit à Deir El Bahari afin d’accueillir la momie du pharaon. L’édifice s’inspire des temples de l’Ancien Empire, si bien qu’il pourrait être assimilé au complexe de Djoser. Au dessus du mastaba se dresse une pyramide dont la base devait mesurer 20m. L’édifice comporte une salle hypostyle de 80 colonnes, une rampe d’accès à une terasse, dont les colonnes hexagonales font un portique. La chambre funéraire, qui se trouve dans une grotte souterraine à 45m de profondeur, est accessible par un corridor descendant. Un autre corridor mène à une crypte où Carter découvrit une statue en grès de Mentouhotep II (musée du Caire).

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Le temple de Thoutmosis III fut découvert en 1962. Les fouilles ont permis de mettre à jour des bas reliefs en calcaire, des statues et des inscriptions laissées par des adorateurs de la déesse Hathor, conservés aux musées du Caire et de Louqsor. Le temple fut édifié entre la salle hypostyle postérieure du temple de Mentouhotep et la 3e cour du temple d’Hatchepsout. Il était consacré à Hathor et Amon et comprenait une salle de 76 colonnes, ainsi qu’une our avec rampe d’accès.

 

La Vallée des rois et la vallée des reines

Sur la rive gauche du Nil, les pharaons des XVIII, XIX et XXe dynastie ont choisis de faire construire leus tombes, privilegiant le décor intérieur plutôt qu’extérieur. La vallée est protégée par les montagnes et les pierres qui dissimulaient les entrée avaient sans doute pour but d’éviter les pilleurs de tombes. La tradition religieuse était repectée par l’orientation des tombes à l’ouest. De plus, un pic naturel en forme de pyramide surplombe la vallée.

[en cours]

EDFOU

Edfou, l’antique Djeba, que les grecs appellaient Apollinopolis Magna, est la demeure d’Horus (dieu faucon dont les ailes symbolisent l’extension du cosmos). Les parties hautes du temple, seules visibles car le temple fut enfouit sous les sables, permirent de le mettre à jour en 1798. C’est seulement en 1860 que Mariette commença les travaux destinés à le dégager du sable. Le temple et le santuaire sont très bien conservés, voire intacts.  C’est le plus vaste édifice consacré à Horus. Sa construction commença sous le règne de Ptolémée III et s’acheva sous celui de Ptolémée XII, sur les bases de celui construit jadis par Touthmosis III. L’accès au temple se fait par une porte, que deux faucons en granit noir gardent, ouverte entre les deux tours du pylône, surmontée d’un balcon pour les célébrations.

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Passé cette porte, on entre dans une cour délimitée par une colonnade de chaque côté, puis à la première salle hypostyle qui abrite une des plus grande statue d’Horus.

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Il y a deux petites pièces : l’une à droite, la maison du matin, liée au levé du soleil et symbolisant la foi nécessaire pour accéder au temple et l’autre à gauche, la maison des livres, donnant accès au savoir sacré. La seconde salle hyspostyle communique aussi avec des petites pièces : la salle du trésor (noms des réserves minières d’Egypte), la chambre du Nil (prospérité) et le laboratoire (contenant des parfums et onguent réservés aux rites sacrés). Cette salle hypostyle aboutit à une salle des ofrandes, reliée au toit. On y trouve une chapelle dédiée au dieu Min (dieu protecteur) et à droite une petite cour qui servait de vestiaire au dieu. A l’interieur de la salle centrale, le naos, se trouve un autel avec la statue du dieu Horus ; cerclé de petites chapelles où l’on peut voir des scènes illustrant le mythe d’Horus.

 » Le village entoure le gigantesque temple et a même monté sur lui en partie. Pylônes énormes, les plus grands qu j’aie vus ; dans les pylônes, plusieurs salles. Belle Isis à droite. De dessus la porte du pylône, vue des colonnades des deux côtés. Du haut des pylônes, vue splendide : en se retournant vers le Nord on voit la route d’Esneh qui s’en va. » Flaubert

330pxgdegedfoumap.png Plan du temple d’Edfou

ESNEH

Esneh se situe sur la rive gauche du Nil, sur l’antique Latopolis. Esneh fut une ville prospère au Nouvel empire car elle constituait l’aboutissement des voix commerciales reliant la Vallée du Nil aux cotés du Sud.

La principale divinité d’Esneh était le dieu bélier Khnoum qui façonna avec son tour de potier toutes les formes animales et végétales. Le temple d’Esneh lui est consacré, ainsi qu’à la déesse Neith dont l’animal sacré est le poisson, « lates », du latin « latus miloticus », qui semble avoir donné son nom à la cityé de Latopolis. Le temple fut par la suite transfromé en temple chrétien, avant d’être utilisé comme entrepôt de coton, puis découvert par Champollion en 1828. Le temple fut construit sous le règne de Thoutmosis III, puis reconstruit sous celui de Ptolémée VI. Il ne reste actuellement que la alle hytpostyle, avec ses 24 colonnes ornées de chapiteaux floreaux.

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Les hiéroglyphes gravés dans le temple, ainsi que les décors illustrant les guerres paricides des empereurs romains datent du IIIe siècle ap JC.  L’univers tout entier est contenu dans le temple, construit selon les lois du cosmos, au plafond sont représentés les constellations, les signes du zodique et le parcours du soleil. Le mur dur fond porte deux inscriptions encore mal comprises, ce sont deux hymnes au dieu Khnoum, dont l’une est écrite en hiéroglyphes du crocodile et l’autre en hiéroglyphes du bélier.

 

KÔM OMBO

Kôm Ombo, l’antique Ombos des grecs, est un temple consacré à Haoeris (ou Horus-le-Grand) dans la partie gauche, et à Sobek (dieu crocodile) dans la partie droite, dont la sanctuaire regorgne de momies de crocodiles. Les égyptiens pensaient être épargnés de ces prédateurs en en faisant des objets de culte. Les deux dieux Haroeris et Sobek sont animés d’une hostilité réciproque mais sont contraint de s’allier pour lutter contre les ténèbres (tous deux sont les exterminateurs des ennemis d’Osiris, donc du côté du bien). Ce dualisme est perceptible dans l’architecture du temple, où tout est dédoublé (entrées, corridors, naos) et qui fut obtenu en fusionnant deux temples côte à côte.

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Comme le temple d’Edfou, Kôm Ombo fut construit par les Ptolémées sur les bases de celui construit par Touthmosis III et Aménophis I. Il fut découvert en 1893. Il ne reste aujourd’hui qu’une partie du mur d’enceinte, quelques colonnes, des chapelles et un mammisi (« maison de naissance »). L’entrée est formée par un pylône, avec une double entrée pour Sobek et Haroeris. Le pylône donne accès à une grand cour, dont la partie sud est occupée par une chapelle dédiée à Hathor et dotn le centre est occupé par un autel. De là on accède à une première salle à colonnade, dotée d’une double porte, où était accomplie la purification du pharaon.  La seconde salle hypostyle est peinte de nombreux hiérolgyphes qui précisent les règles des rites, avec les lieux et les dates. Trois salle précedent le naos : une salle où le pharaon pose les bases du temple, et la salle des ofrandes, reliée au toit, et la salle où étaient conservées les statues des divinités. Ces statues seront alors placée sur le toit pour absorber l’énergie positive du soleil.

komomboplan.jpg Plan du temple de Kôm Ombo

 

ASSOUAN

A Assouan, l’antique Syène, on peut admirer les hypogées creusées dans la montagne par les princes d’Elephantine. Ils sont parfois composés de vastes chambres soutenues par des piliers et colonnes réservés dans la roche comme le tombeau double de Sabni et de Mekhou de la VIe dynastie. Le vaste tombeau de Sirenpout Ier, de la XIIe dynastie, est particulièrement remarquable : il est tout-à-fait comparable, dans son agencement, aux tombes de Beni Hassan. Depuis la berge du Nil, des rampes mènent à ces tombeaux où sont conservés quelques bas-reliefs. La nuit ils sont illuminés et sont visibles d’Assouan.

Au sommet du plateau, à l’ouest des tombeaux des nomarques, à deux kilomètres du Nil, il y a le monastère de Saint-Siméon (Deir Amba Samaan), qui est l’un des plus importants monuments de l’époque chrétienne. C’est une construction fortifiée, entourée d’un puissant mur, haut de six à sept mètres, en pierre dans sa partie inférieure et en brique dans sa partie supérieure. Cet édifice, fondé au VIIIe siècle, est l’un des plus grands monastères d’Égypte. À l’intérieur de l’enceinte, le monastère se compose de trois terrasses irrégulières. Sur la terrasse inférieure se trouve l’église à trois nefs ; les autres corps de bâtiments comportent des cellules. Les autres salles consistent en cuisines, magasins, écuries, pressoir à olives et autres installations domestiques. Le monastère fut vraisemblablement abandonné au XIIe siècle. C’est là que les égyptiens extrayent la pierre pour construire par exemple des obélisques. Un a été retrouvé, abandonné ; il mesure 42m de long et aurait été le plus grand.

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ILE ELEPHANTINE

D’ Assouan, on peut partir pour visiter l’île Elephantine. On peut y voir le célèbre nilomètre, dont les paroies recellent d’inscriptions datant de Thoutmosis III, Aménophis III et Psammétique II.

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Au Nouvel Empire de nombreux temples seront édifiés sur l’île d’Éléphantine, dont un temple dédié à Khnoum, un temple périptère remontant à Hatchepsout et Thoutmosis III dédié à Anouket et un kiosque de même style datant d’Amenhotep III. Nectanébo reconstruisit le temple consacré à Khnoum, le principal dieu, seigneur de la cataracte, gardien des sources du Nil ainsi qu’à ses parèdres Anouket (ou Anoukis) et Satet (ou Satis). Au sud, un petit temple ptolémaique, consacré à Isis, a été construit avec des blocs de pierre venant de Kalabcha. La ville continua à se développer à l’époque des Ptolémées, dans l’île et sur la rive orientale, à l’emplacement d’Assouan. De cette époque, il reste le fragment de quai conservé sur la rive sud de l’île ainsi que le nilomètre.

Des fouilles du début du XXe siècle mirent à jour des papyrus araméens de l’époque perse, qui témoignent de l’existence dans ce lieu, depuis le VIe siècle av. J.C, d’une colonie juive qui avait son propre temple.

PHILAE

Au sud d’Assouan, se dresse à Philae le plus grand temple dédié à le déesse Isis, construit au début du IIIe siècle av. JC. Philae est le dernier lieu où fut célébré l’antique religion égyptienne et où furent gravés les derniers hiéroglyphes. En 535, Jusitinien le fit définitivement fermer, chassant scribes et prêtres. La sanctuaire tomba alors aux mains d’ermites chrétiens qui le dévastèrent, les portes furent défoncées, le naos fut profané, la salle hypostyle tranformée en église. A la fin du XIXe siècle, on construisit le premier barrage d’Assouan afin d’irriguer les terres en dehors des périodes de crue. La sanctuaire se trouva alors immergé plusieurs fois par an.

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 » Le temple. Nous sommes arrivés. Au-dessus de nos têtes se dressent les énromes pylônes, ornés de personnages en bas-relief : une Isis géante qui tend le bras omme pour nous faier signe, et d’autres divinités au geste de mystère. La porte qui s’ouvre dans l’épaisseur de ces murailles, est basse, d’ailleurs à demi noyée, et donne sur des profondeurs déjà très en pénombre. Nous entrons à l’aviron dansle sanctuaire. Halte et silence ; il fait sombre, il fait froid ; tout à coup le bruit d’une chute pesante, suivie de remous sans fin : quelque grande pierre sculptée qui vient de plonger à son heure, pour rejoindre dans le chaos noir d’en dessous celles déjà disparues, et les temples déjà engloutis, et les vieilles églises coptes, et la ville des premiers siècles chrétiens, -tout ce qui fut jadis l’île de Philae, la « perle de l’Egypte », l’une des merveilles du monde » Pierre Loti, La mort de Philae

En 1960, les autorités projetèrent de mettre en place un second barrage, créant le lac Nasser, qui engloutirait le temple sous 4m d’eau. Ainsi, à partir de 1972, les édifices de Philae furent deplacés sur l’île voisine de Aguilkya. Chaque pierre fut numérotée et localisée sur un plan afin de permettre une reconstruction fidèle. L’île fut ouverte aux touriste en 1980.

L’accès à l’île se fait par le sud près du pavillon de Nectanebo I, puis, deux portiques s’ouvrent en V sur le temple d’Isis. A l’est, le kiosque de Trajan (rénové par l’empereur) renfermait la barque d’Isis utilisée pour les processions. Toujours à l’est, un petit sanctuaire est dédié à la déesse Hathor. Face à l’île de Philae, se trouve l’île de Biggeh, où se trouve l’Abaton, tombeau d’Osiris dont il ne reste que des ruines.

Le complexe de Philae est formé d’un ensemble de temple dont le principal est dédié à la déesse Isis. Cette île constituait un point de rencontre entre Egyptiens et Nubiens, et la déesse Isis était très populaire et vénérée au delà des frontières égyptiennes, ce qui explique que son temple fut construit à Philae. Le temple d’Isis est caractérisé par un désordre savamment orchestré. Isis incarne la vie, or la vie n’est pas ordonnée mais imprevisible. Aucune colonne n’est parallèle ou symétrique mais chacune a sa raison d’être, un axe et une direction propre. Une esplanade précède les premiers pylones du temple avec deux blocs imposants, dressés sur les côtés d’un porte.

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De là, on pénètre ensuite dans une vaste cour avec à l’ouest le mammisi (lieu symbolique de la naissance d’Horus). A l’est se trouve un portique à colonnes, recouvrant six salles. Le second pylône donne accès au pronaos, puis à une salle à dix colonnes. Le temple est lié à l’astrologie et aux lois du ciel d’Isis. La connaissance de l’astrologie  est indispensable pour accéder au naos à douze salles, correpondant aux douze signes du zodiaque. Le temple comprend également une crypte consacré à Osiris, ornée de scènes de son mythe.

 philae09.gif Plan de Philae

ABOU SIMBEL

A une vingtaine de km du Soudan se trouve Abou Simbel, le grand temple de Ramses II et de Néfertari. Tout comme Philae, Abou Simbel était menacé par les eaux du lac Nasser. Ainsi, vers la fin des années 1960, les temples furent taillés en blocs et reconstitués 60m plus haut entre deux collines artificielles. L’orientation originelle devait être respectée pour que, comme au temps des pharaons, les rayons du soleil puissent arriver deux fois par an dans le naos, toucher des statues des quatre divinités (Ptah memphite, Amon-Rê thébain, Rê-Horakhty héliopolitain et Ramses II divinisé), ainsi réanimées.

Au début du XIXe, le temple fut découvert par Burckhardt. Quelques années plus tard, Belzoni réussit à dégager le sable de l’entrée. Le temple fut visité par des illustres voyageurs comme Maximilien de Bavière ou Gustave Flaubert qui, accompagné de
Maxime Du Camp, prit de précieuses photos de la façade encore partiellement recouverte de sable.

Le grand temple était principalement dédié à Rê-Horakhty et possédait à l’origine quatre colosses de Ramses II, dont un fut détruit par un séisme peut de temps après la construction du temple. La nef centrale de la première salle du temple est décorée de pilliers osiriaques rapellant la seconde cour du Ramesseum. Dans la deuxième salle, trois chapelles ont été creusés, dont la plus grande renferme les quatre statues de la divinité. La bataille de Qadesh est la principale thématique du temple.

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Le petit temple d’Abou Simbel fut consacré à la déesse Hathor et à la reine Néfertari. La façade de l’édifice présente quatre statues colossales de Ramses II, Néfertari (sous les trais d’Hathor) et leurs enfants. L’unique salle hypostyle est divisée en trois nefs, chacune composée de six piliers hathoriques. Elle est ensuite prolongée par un vestibule et un sanctuaire dédié à Hathor.

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« Devant le petit temple sont placés six figures colossales, qui font un meilleur effet de loin que de près. Hautes de trente pieds, elles sont taillées dans le roc comme dans le grand temple, qui est décoré d’une statue gigantesque dont la tête et les épaules seulement s’élèvent au-dessus du sable. je m’appercevais même à cette distance qu’elle était d’un travail superbe. Une rangée de hiéroglyphes régnait tout le long de la frise, et au-dessus de cette rangée, on en voyait une autre formée de figures assises, de grandeur naturelle. » Belzoni

10 Réponses à “Egypte”

  1. minizoneverte dit :

    La constellation d’Orion est superbe !

  2. Anita dit :

    Les documents sont impeccables. mais j’aimerais si possible avoir le Code d’Hermopolis. Merci

  3. historia dit :

    Voici un site où vous pouvez le voir, et ils en parlent mais il faut comprendre l’italien, ce qui n’est pas mon cas.

    http://www.archaeogate.org/iura/article.php?id=157&offset=2

    Je n’ai pas trouvé d’autres informations là dessus pour le moment.

  4. chloé dit :

    tro nul

  5. Melina dit :

    Les articles sont intéressants mais attention à votre orthographe, ça vous fait perdre votre crédibilité !!!!!!!!!!!

  6. rondier dit :

    il n’y a pas de frise chronologique

  7. Zemfira dit :

    Vous savez, j’ai une très bonne compréhension de l’histoire de cette époque et de ce pays. Et je trouve rien de contraire à la vérité, je vous remercie pour la vérité

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    続きを読む。共同のエリックリンドバーグ氏は私ですらそう感じたのだから、.

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