Archive de la catégorie ‘Non classé’

Archéologie biblique

Vendredi 20 juillet 2007

Jeudi 12 juillet, Michael Jursa, un assyriologue de Vienne, venu faire des recherches concernant des tansactions financières, a fait une découverte de taille dans la « Salle des Arches » qui abrite une collection de 130.000 tablettes assyriennes couvertes de caractères cunéiformes, dont certaines ont 5000 ans. Selon lui, il s’agit de la « découverte du siècle » en matière d’archéologie biblique. Cette découverte confirme en effet l’exactitude des faits mentionnés dans les livres historiques de l’Ancien Testament par le prophète Jérémie.

Le Professeur Jursa a vu un nom propre qui lui paraissait familier: Nabu-sharrussu-ukin. Une inscription vieille de 2500 ans déclarait que ce personnage était le « chef des eunuques » de Nebucadnetsar II, roi de Babylone. En vérifiant dans l’Ancien Testament, le Professeur Jursa y a bien retrouvé ce même nom, orthographié différemment: « Nebu Sarsekim », dans le chapitre 39 du Livre de Jérémie. Le prophète rapporte en effet que Nebu-Sarsekim était le « chef des eunuques » de Nebucadnetsar, et qu’en l’an 587 avant Jésus-Christ, il a pris part avec le roi au siège de Jérusalem, quand les Babyloniens se sont emparés de la ville.

C’est un reçu attestant que Nabu-sharrussu-ukin a bien remis 750 grammes d’or à un temple babylonien. Il est écrit en cunéiforme et daté de la 10e année du règne de Nebucadnetsar II, c’est-à-dire de 595 avant Jésus-Christ, 12 ans avant le siège de Jérusalem. L’inscription sur cette tablette est la suivante: « Concernant une mine et demie d’or (750 g.), propriété de Nabu-sharrussu-ukin, chef des eunuques, transmise par l’eunuque Arad-Banitu à Esangila du temple. Arad-Banitu a remis cet or à Esangila. Fait en présence de Bel-usat fils d’Alpaya, garde du corps du roi, et de Nadin, fils de Marduk-zer-ibni. Mois 11, jour 18, an 10 de Nebucatnetsar, roi de Babylone. »

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Il n’est pas rare de découvrir les noms de personnages bibliques dans des documents extrabibliques, mais Nabu-sharrussu-ukin est un personnage mineur de l’Ancien Testament. Le Professeur Finkel a déclaré hier: « Il s’agit d’une découverte extraordinaire, intéressant le monde entier. Puisque Nebu-Sarsekim a bien existé, que dire des autres personnages mineurs de l’Ancien Testament? Un détail très secondaire de l’Ancien Testament s’avère véridique. A mon avis, cela confère une puissance nouvelle à tout le récit de Jérémie. » Les récites du prophète sont donc confirmés grâce à ce reçu.

Un masque d’or thrace découvert en Bulgarie

Jeudi 19 juillet 2007

L’archéologue bulgare Gueorgui Kitov a annoncé hier la découverte, près de Sliven (à l’est du pays) d’un masque en or ayant appartenu à un roi thrace au IVe siècle avant J.-C. «La découverte de ce masque prouve que la Vallée des rois thraces, qui est située entre la chaîne des Balkans et la chaîne de Sredna Gora qui traversent la Bulgarie d’ouest en est, s’étend du centre jusqu’à l’est de la Bulgarie», a-t-il déclaré à l’AFP. Le masque a un diamètre de 23 centimètres, et représente la tête d’un homme barbu aux yeux fermés et au grand nez, qui «devait être attaché à un bouclier», selon M. Kitov.

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Dans le tombeau thrace, les archéologues ont également trouvé un casque et une armure, deux coupes en or et des récipients en bronze et en argile.
Depuis l’an 2000, des archéologues ont découvert successivement le plus grand sanctuaire thrace, daté du Ve-IVe siècle avant J.-C., à Starossel, région de Plovdiv, ainsi que le premier palais-sanctuaire d’un roi thrace à Perperikon, dans la chaîne des Rhodopes (sud du pays). Un premier masque en or du Ve siècle avant J.-C. avait été découvert en 2004 près de Chipka (au centre du pays) par la même équipe.

Les Thraces étaient un peuple indo-européen, originaire des Balkans ou des steppes ukrainiennes. Leur civilisation, encore mal connue, s’est épanouie du III° millénaire au III° siècle av. J-C. Leur culture, orale, faite de légendes et de mythes se différencie de celle des autres peuples de ce temps par la croyance en l’immortalité, appelée orphisme thrace (d’Orphée, héros de la mythologie grecque, fils du roi de Thrace Œagre et de la muse Calliope) rapporté par Hérodote. L’orphisme conçoit dieu sous deux aspects : terrestre ou des ténèbres et solaire, qui sont représentés par Dionysos et Hélios/Apollon. Selon cette religion le dieu meurt démembré pour renaître et marquer le commencement de tous les cycles célestes, terrestres et lunaires de la mort et de la résurrection. D’après la légende, les bacchantes attaquèrent Orphée et le découpèrent en morceaux, jalouses du fait qu’il n’aimait que Eurydice.

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Gustave Moreau, Jeune fille thrace portant la tête d’Orphée, 1865, musée d’Orsay

Les Thraces vécurent sur un territoire situé entre la mer Noire (le pont Euxin) à l’est, la rivière Strouma à l’ouest, les Carpathes septendrionales au nord, la mer Egée au sud, et dans le sud-ouest de l’Asie mineur. Au cours de leur histoire, ils peuplèrent la Roumanie, la Moldavie, la Bulgarie, le nord-est de la Grèce, la Yougoslavie, la Turquie, l’Autriche-Hongrie, l’Allemagne, la Tchécoslovaquie, la Pologne, l’Ukraine et le Tadjikistan. Selon les archéologues, les tharces du sud du Danue vivaient en tribu alors que ceux du nord on créés un état puissant, partageant les mêmes langues et coutumes, et qui fut pendant plus d’un siècle le plus important ennemi de l’Empire romain.

Les Sept Merveilles du Monde

Dimanche 8 juillet 2007

Les Sept Merveilles du Monde antique était les pyramides de Gizeh, les jardins suspendus de Babylone, le temple d’Artémis à Éphèse, la statue de Zeus, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie.

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A l’issu d’un concours controversé et en marge de l’Unesco, organisé par le cinéaste Bernard Weber, les Septs nouvelles Merveilles du Monde sont :

- le Colisée

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- la Grande Muraille de Chine

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- le mausolée du Taj Mahal

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- Petra

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- la statue du Christ au Brésil

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- le Machu Picchu

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- l’ancienne cité maya de Chichen-Itza 

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- les pyramides de Gizeh.

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Cette opération aurait pour but de réactualiser la liste des Sept Merveilles du monde (Gizeh étant la seule survivante du monde antique)  et de financer la reconstruction des bouddahs géants de Bamiyan en Afghanistan, détruits par les talibans en 2001.

Des dinosaures dans le Jura

Dimanche 8 juillet 2007

Une équipe de scientifiques lyonnais est en train de mettre au jour à Loulle, dans le Jura, un site paléontologique exceptionnel qui abrite plus de 500 empreintes de dinosaures vieilles de 155 millions d’années.

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« C’était un jour d’automne en 2004, je faisais mon jogging et je me suis arrêté dans la carrière de Loulle pour souffler. J’ai jeté un coup d’oeil au sol et j’ai tout de suite su que c’étaient des empreintes de dinosaures », indique Jean-François Richard. A première vue, ces empreintes de dinosaures ne sont que des cavités peu profondes bordées d’un bourrelet de sédiments en forme d’ovale pour les pieds ou de croissant pour les mains.

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« Cela fait 40 ans que je me balade ici, jamais je n’aurais imaginé un tel trésor sous mes pieds », s’exclame un des nombreux habitants de Loulle venus observer le chantier.

Les chercheurs et leurs étudiants bénévoles déblaient la carrière et marquent à la chaux les pas afin de retrouver l’itinéraire de chaque animal. Ils ont mis en évidence en 15 jours près de 500 empreintes allant jusqu’à 90 cm de largeur pour un mètre de longueur pour les plus grosses, et renouvelleront les fouilles l’année prochaine. Selon les premières conclusions des paléontologues de l’Université Lyon-I, des petits groupes de sauropodes, grands dinosaures à long cou type diplodocus, sont passés par cette carrière calcaire à plusieurs reprises il y a 155 millions d’années.

« Cette découverte permet une remise à jour des connaissances. Jusqu’ici, les scientifiques pensaient que le Jura à l’époque de l’Oxfordien supérieur était totalement immergé. Or le passage de ces dinosaures démontre que par moment le Jura ressemblait à un paysage lagunaire sensible aux oscillations de la mer », souligne Pierre Hantzpergue, professeur de géologie à Lyon-I.

Malheureusement, aucune loi ne protège les sites paléontologiques contrairement aux fouilles archéologiques. La mairie de Loulle, qui possède la carrière, peut très bien un jour décider de construire par-dessus. M. Mazin et M. Hantzpergue travaillent donc en concertation avec les élus locaux pour définir une future valorisation du site afin de le protéger.

Hatchepsout

Vendredi 6 juillet 2007

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La momie de la célèbre pharaonne Hatchepsout a enfin été identifiée, un siècle après sa découverte. C’est un minuscule fragment de molaire qui a permis de reconnaître la pharaonne.

Egyptologues, spécialistes des analyses ADN et dentistes ont dû se succéder au long d’une enquête étalée sur plus d’un siècle pour percer le mystère de ces momies, qui s’est clos lors d’une conférence de presse où Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités égyptiennes, présenta  deux momies, en affirmant que l’une d’elles était celle d’Hatchepsout (reine d’Egypte de la 18ème dynastie) et que l’autre n’était pas celle de Thoutmosis I (père de la première). 

Hatchepsout est célèbre pour le temple qu’elle a fait construire à Deir el Bahari

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Hatchepsout, devenue régente au quinzième siècle avant Jésus-Christ à la mort de Thoutmosis II, elle prend d’autorité les pouvoirs d’un pharaon et règne 21 ans. On la représente alors vêtue d’un pagne d’homme et affublée d’une fausse barbe. Après sa mort, son successeur, Thoutmosis III, s’attache à détruire tout ce qui rappelle la souveraine. C’est sans doute à cette époque que le corps de Hatchepsout a été évacué de sa tombe. En 1903, Howard Carter, explore un tombeau, dénommé KV 20, dans le temple de Dier el-Bahari, près de Louxor, et déjà visité en 1824 par Giovanni Battista Belzoni. Mais il ne trouve là que deux sarcophages, marqués des noms de Thoutmosis I et de sa fille Hatchepsout. Le corps de la reine s’est retrouvé dans une autre tombe de la Vallée des rois, baptisée KV 60. Là, Carter, encore lui, découvre deux momies, l’une dans un sarcophage et l’autre à même le sol. La première est extraite de la tombe et identifiée comme celle de Sitre-In, la nourrice d’Hatchepsout. L’autre est laissée sur place. Plusieurs égyptologues avaient alors émis l’hypothèse qu’il pouvait s’agir de la pharaonne, sur la base de deux indices : son bras gauche replié sur la poitrine et ses ongles peints en rouge et bordés de noir (signes propres aux pharaons).

En 2006, cette momie est amenée au Musée du Caire pour y être étudiée. Cette femme d’une cinquantaine d’années, obèse, serait morte d’un cancer des os, explique Zahi Hawass, sur la foi d’analyses de l’os pelvien et du fémur. Dans le même temps, les égyptologues scrutent à l’aide d’un scanner 3-D à rayons X une urne funéraire en bois trouvée dans la tombe KV 20 et marquée du nom de Hatchepsout. A l’intérieur, on repère un minuscule morceau de molaire. Une radio du crâne de la momie révèle que ce fragment s’adapte parfaitement sur l’une des dents encore présentes sur la mâchoire. Selon Zahi Hawass, la preuve est formelle : la momie trouvée sur le sol est bien celle de Hatchepsout, que des Egyptiens ont un jour transportée dans la tombe de sa nourrice pour la protéger de la vindicte de son successeur.

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Zahi Hawass observant la momie de la reine Hatchepsout. On remarque son bras gauche replié sur la poitrine, une position habituellement réservée aux pharaons.

Crédit : Musée du Caire / Zahi Hawass

Mémorial de Schirmeck

Lundi 28 mai 2007

Je suis allée visiter le mémorial de Schirmeck avec ma classe et j’ai adoré.

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Ce mémorial présente les différentes étapes de l’histoire des Alsaciens et Mosellans, changeant quatre fois de nationalité entre 1870 et 1953, avec un accent sur les années 1939-1945. Le mémorial présente également une chronologie des dernières guerres de 1945 à nos jours, de quoi faire réfléchir.
La visite est d’autant plus interessante que le musée allie vidéos, sons et panneaux dans un décors très soigné et qui changera l’idée que vous pouvez vous faire des musées.

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Espace sur la résistance

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Changement des noms des rues

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Salle des protraits

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Quai de gare

Vraiment, ça vaut le détour.

Plus d’info

50 ans du Traité de Rome

Dimanche 25 mars 2007

Le traité de Rome, nommé à l’origine « traité instituant la Communauté économique européenne », fut signé le 25 mars 1957, à Rome par les représentants de six pays: la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas. Il instaure les bases de l’Union européenne actuelle. Ce succès résulte de la volonté de paix affichée par les dirigeants de l’après-guerre.

 

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Ce week end, les chefs d’État des 27 pays membres relanceront le processus pour en venir à un traité constitutionnel européen. Les négociations sont dans l’impasse depuis que le projet de constitution a été rejeté par les Français et les Néerlandais en 2005.

Hier soir, au pied de l’atomnium de Bruxelle, un grand concert est organisé pour fêter l’anniversaire du Traité de Rome. De nombreuses personnalités et des milliers de spectateurs sont attendus. L’émission était retransimise a 20h30 sur France4. De nombreux artistes tel The Scorpions, Gyspy King, Simply Red, Ceronne, ou Kim Wilde étaient présents.

 

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