Archive de la catégorie ‘Non classé’

Une église pré-byzantine découverte en Israël

Vendredi 10 août 2007

Des archéologues israéliens ont découvert une église pré-byzantine avec de splendides mosaïques lors de fouilles à Tibériade, au nord du pays. Cette église, antérieure à 427, est la plus vieille église découverte jusqu’ici au lac de Génézareth. Après 427, un règlement était entré en vigueur, qui interdisait l’utilisation de croix dans les mosaïques sur le sol, pour éviter que des signes sacrés soient foulés au pied. Or, le sol dans cette église comporte un grand nombre de croix et une inscription en grec ancien « Seigneur, protège l’âme de ton serviteur ». L’église se trouvait dans le temps au milieu du quartier juif de Tibériade. Selon les archéologues, cela contredit l’hypothèse selon laquelle les Juifs empêchaient les chrétiens de construire des églises dans le centre-ville.

 

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L’homo habilis et l’homo erectus auraient cohabités

Vendredi 10 août 2007

Homo habilis est une espèce du genre Homo dont on situe généralement l’apparition il y a approximativement 2,5 millions d’années. Les Homo habilis (littéralement « hommes habiles ») ont été nommés ainsi en 1964 parce que des outils de pierre rudimentaires se trouvaient à proximité de leurs premiers restes. Il y a 1,8 million d’années, ces inventeurs de l’outil auraient cédé leur place sous le soleil à leurs descendants Homo erectus (« hommes érigés »), eux-mêmes décrits d’abord en Asie, dès 1891, à partir de fossiles de quelque 800.000 ans.
  
Cependant, la découverte et l’étude de deux fossiles découverts par l’équipe de Fred Spoor de l’University College de Londres, sur la rive est du lac Turkana (Kenya) remettent en cause la filiation et l’ordre entre les espèces du genre Homo. Il s’agit de fossiles de fragments de mâchoire supérieure d’Homo habilis, les plus récents jamais trouvés, datés de 1,44 million d’années, et d’un crâne d’Homo erectus remarquablement bien conservé et paradoxalement plus ancien, vieux de 1,55 million d’années. Les deux espèces d’hominidé, censées s’être relayées au cours de l’évolution, otn en fait longtemps cohabités dans le bassin du Turkana, pendant un demi-million d’années peut-être. Selon Meav Leaky, paléontologue, « la preuve de leur coexistence rend peu probable que l’Homo erectus ait évolué à partir de l’Homo habilis. » 

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Les deux espèces semblent avoir commencé à se développer à partir d’un ancêtre commun entre 2 et 3 millions d’années. Les deux hominidés ont toujours été des espèces séparées, ce qui signifie qu’ils ont occupé leur propre niche écologique, qui a permis d’éviter une concurrence directe entre eux. Ils n’avaient pas la même alimentation, par exemple. En effet, les dents et les mâchoires moins puissantes d’Homo erectus correspondent à un régime alimentaire incluant plus de viande, de graisses animales et d’autres aliments plutôt tendres, contrairement à Homo habilis adapté à une nourriture plus dure d’origine végétale.

Au siège du Musée national du Kenya, à Nairobi, Fredrick Manthi Kyalo a présenté le crâne d’Homo erectus, vieux de 1,55 million d’années.
« J’ai découvert ce fossile le jour de mon anniversaire, le 5 août 2000, c’était un cadeau », a raconté Manthi Kyalo. « On m’a attribué peu de mérite pour ça. Ca fait longtemps que les Kenyans se voient attribuer très peu de crédit pour leurs découvertes », a-t-il ajouté. La découverte est principalement associée à Louise et Meave Leakey. Elles dirigeaient la mission en 2000 mais ne sont pas les auteurs des découvertes, ont précisé les autorités du musée.

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Lucy aux USA

Jeudi 9 août 2007

Lucy, un australopithecus afarensis vieux de 3.2 millions d’année, a quitté l’Ethiopie afin de passer six ans aux USA. Elle avait été découverte en 1974 et doit son surnom au tube des Beatles « Lucy in the sky with diamonds« , qu’écoutaient les chercheurs. Le squelette avait déjà été transporté peu de temps après sa découverte aux Etats-Unis pour les besoins de la recherche scientifique puis ramené en Ethiopie.

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L’Ethiopie, considérée comme l’un des berceaux de l’humanité, abrite de nombreux ossements retraçant l’histoire de l’Homme. « Le pays a besoin d’améliorer son image à l’étranger. Le tour de Lucy est l’un des moyens d’y parvenir. De nouveaux fossiles sont constamment découverts en Ethiopie. Le pays devrait profiter de l’avantage (de la publicité) de Lucy avant qu’elle ne perde sa valeur », a expliqué cet expert, qui est également un ancien ministre éthiopien du Tourisme.

En septembre 2006, une équipe scientifique de la revue Nature avait annoncé la découverte en Ethiopie du squelette quasi intact de Selam, un bébé australopithèque, probablement de sexe femelle, bipède et vraisemblablement grimpeur, mort à l’âge de trois ans il y a 3.3 millions d’années. Selon le paléoanthropologue éthiopien Zeresenay Alemseged, de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionnaire à Leipzig (Allemagne), et ses collègues américains et français, le bébé appartient à la même espèce que Lucy, une branche probablement morte de l’évolution de l’homme.

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Disparition des Mammouths

Mercredi 8 août 2007

L’ADN garde en mémoires les vicissitudes des populations l’ayant transmis tout au cours du temps. Ian Barnes, du Royal Holloway, University of London et Adrian Lister de l’University College London et du Natural History Museum ont entrepris d’utiliser les techniques d’extractions d’ADN et la théorie de la génétique des populations pour tenter de percer le mystère de la disparition de certains grands mammifères entre 10 000 et 25 000 ans. A leur grande surprise, les populations de bisons, d’ours et de lions des cavernes avaient déjà subi un début de réduction notable entre 25 000 et 50 000 ans avant notre ère, c’est-à-dire avant un accroissement significatif de la population humaine et pendant le maximum de l’extension des glaciers.

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Squelette d’ours des cavernes

Il en va de même pour les mammouths. Ils ont également découvert que les mammouths de Sibérie s’étaient développés à partir d’une petite population il y a 60 000 ans, laquelle s’est divisée en deux groupes distincts, à la suite d’un isolement, d’une séparation. Vers 40 000 ans, l’un de ces deux groupes s’était éteint.

Les scientifiques concluent que les populations de mammouths étaient déjà en déclin et que l’homme n’aurait qu’accélérer le processus. La lente modification des conditions climatiques serait donc la cause essentielle de la disparition des mammouths et autres grands mamifères. 

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Squelette de mammouths (Lyon)

 

Découverte d’une pièce de monnaie à Oslo

Mercredi 8 août 2007

Des archéologues supervisant des travaux effectués sur le réseau d’aqueduc d’Oslo, dans la vieille ville, ont découvert une pièce d’argent vieille d’au moins 900 ans. La pièce, mince et abimée, pèse deux grammes au plus, et a un diamètre d’un centimètre et demi. Les experts n’ont pas encore pu déterminer sa provenance, mais croient qu’elle pourrait venir d’Allemagne ou d’Angleterre.

Selon Svein Gullbekk, du Musée norvégien d’histoire culturelle, c’est la première fois qu’une pièce du XIIe siècle est découverte à Oslo. « Nous avons déjà trouvé des pièces des XIIIe, XIVe et XVe siècles… et même du XIe… mais jamais du XIIe! Il y avait très peu de pièces de monnaie en circulation à Oslo à cette époque. »

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Marco Polo aurait découvert l’Amérique avant Colomb

Mercredi 8 août 2007

La découverte de l’Amérique est attribuée à Christophe Colomb, en 1492, et même avant aux Vikings, qui l’auraient visités (merci à Historien et à Vincent, je le savais mais j’avais oublié de le mettre dans l’article). Mais qui sait si on ne l’avait pas déjà visité avant?

Une carte de la Bibliothèque du Congrès à Washington, montrerait que l’Amérique aurait été découverte par Marco Polo deux siècles avant Christophe Colomb. Ce document, apporté à la Bibliothèque en 1933 par Marcian Rossi, est apellé « map with ship » puisqu’il représente, selon le rapport de l’époque, un bateau à côté d’une carte montrant le détroit séparant la Sibérie de l’Alaska, plus exactement, une partie de l’Inde, la Chine, le Japon, les Indes orientales et l’Amérique du Nord. Sous le navire, on, peut lire le nom de Marco Polo. Si cette carte est de Marco Polo, il aurait dessiné ce détroit quatre siècle avant qu’il n’aparaisse sur une carte européenne.

Un examen réalisé en 1943 aux rayons ultraviolets par le FBI montre que l’on a utilisé trois encres différents, la carte aurait pu être modifiée. Le rapport évoque plusieurs hypothèses, dont la possibilité que « Marco Polo, qui revint à Venise en 1295, ait rapporté en Europe les premières informations sur l’existence de l’Amérique du Nord, autres que celles acquises par les explorateurs nordiques ».Marco Polo n’a jamais parlé de découverte de terre dans cette zone dans ses récits de voyages, mais il a dit à ses amis sur son lit de mort: « Je n’ai pas écrit la moitié de ce que j’ai vu ».

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Détail de la carte de Marco Polo

Une forêt hongroise de 8 millions d’années

Samedi 4 août 2007

Une forêt de 16 cyprès ou taxodium, de 8 millions d’années, très bien conservée, vient d’être découverte en Hongrie, à Bukkabrany.

Cette forêt a été découverte lors d’extractions dans une mine de lignite par des ouvriers à 60 mètres de profondeur. « Nous avons découvert 16 arbres restés là où ils avaient poussé il y a de cela 8 millions d’années et qui sont très bien conservés, explique Tamas Pusztai, directeur adjoint et chef du département archéologique du musée local. Les troncs de 2 à 3 mètres de diamètre ne dépassent pas les 6 mètres de haut alors que les taxodiums d’origine pouvaient atteindre jusqu’à 30 ou 40 mètres.

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Les arbres ont conservés leur structure en bois, et ne sont ni carbonisés, ni fossilisés. « Les troncs ont été conservés dans leurs formes et matières originales », explique Miklos Kazmer, directeur du département de paléontologie de l’Université des Sciences Lorand Eotvos. Il précise que dans cette période du miocène, dont le début remonte à plus de 10 millions d’années, la région était recouverte d’un immense lac, le lac Pannon, aux rives boueuses et marécageuses. »La conservation exceptionnelle des arbres est due à une soudaine tempête de sable qui a recouvert la forêt jusqu’à une hauteur de 6 mètres », ajoute-t-il. Malgré le fait que les parties des troncs dépassant ce niveau ont péri, « la partie ensevelie sous les sables est restée magnifiquement intacte », relève-t-il.

Janos Veres, archéologue en chef de ces lieux, a averti que bien qu’ils ne se trouvent qu’à 60 mètres dans le sol, il est impossible de bouger les troncs qui s’émiettent au contact de l’air et du soleil. La principale crainte des archéologues est de voir les arbres se dessécher sous leurs yeux car les troncs « ont perdu leur cellulose qui servait de colle aux membranes des cellules des arbres ». Il souligne que puisque les troncs sont constitués de matières organiques, il est possible de procéder à des examens de dendrochronologie, une méthode de datation des changements climatiques par l’étude des anneaux des arbres, qui devaient avoir 300 à 400 ans au moment de leur mort. « Mais puisque les arbres ne sont pas nés le même jour, il est possible d’étudier une période s’étalant sur 1000 à 1500 ans », explique-t-il.

Une forêt semblable a déjà été découverte au Japon, où les archéologues l’ont conservée dans un sarcophage en béton. Cependant, il faudrait dépenser entre 40 et 50 millions de forints (200.000 euros) pour la conservation de ces taxodiums, selon les scientifiques.

Tombeaux vietnamiens

Vendredi 3 août 2007

Cinq tombeaux et plusieurs objets anciens viennent d’être découverts lors d’une fouille menée sur le site archéologique de Buôn Râu, (province de Dak Lak, Vietnam) par des experts de l’Institut d’archéologie du Vietnam et du musée de Dak Lak.

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Les archéologues ont découverts 2 haches en pierre, 117 objets en pierre, des céramiques, des bijoux ou encore des outils de travail. « A travers ces antiquités, on peut conclure que des hommes avaient vécu là du post-néolithique au début de l’âge du bronze, soit il y a de 3.000 à 3.500 ans », affirme l’archéologue Trân Qui Thinh.

Buôn Râu est un site archéologique majeur qui s’étend sur une superficie d’environ 10.000 m². Le site archéologique Buôn Râu sera élargi, ce qui permettrait de découvrir d’autres objets, documents et informations utiles aux études archéologiques permettant de mieux comprendre l’histoire de Dak Lak.

Statue d’Hadrien

Jeudi 2 août 2007

Une équipe d’archéologues a découvert lors de fouilles à Sagalassos (Turquie) des fragments d’une statue de l’empereur romain Hadrien:  une partie de jambe dont les sandales montrent qu’il s’agit d’un empereur, une partie de cuisse et une tête, quasiment intacte, de 70 cm. La statue complète devait mesurer entre 4 et 5 mètres. Elle date du IIe sicèle et serait, selon le professeur Marc Waelkens qui dirige les fouilles, une des plus belles représentations de l’empereur Hadrien.
 

Les vestiges du Mormont (Suisse)

Mardi 31 juillet 2007

Le Mormont est une colline calcaire proche des villages vaudois d’Eclépens et La Sarraz, entre Yverdon-les-Bains et Lausanne. Le Mormont est progressivement rongé par la carrière de ciment Holcim SA. Afin de continuer l’exploitation de la colline, des sondages ont été réalisés en 2006 par l’entreprise Archéodunum SA, sous la direction du Service archéologique du canton de Vaud. Les archéologues y ont localisés un chemin antique, mais rien ne leur avait paru avoir de l’importance, jusqu’au moment où, l’humus ayant été enlevé pour permettre d’attaquer la roche, on découvrit des fosses sacrifi­cielles. Deux à trois ans auraient été nécessaires pour fouiller correctement le site, mais l’intervention fut limitée à ce que l’on appelle une « fouille de sauvetage » de quelques mois.

Les scienfitiques découvrirent un ensemble de 260 fosses coniques creusées entre 120 et 80 avant notre ère dans l’humus contenant des squelettes en position repliée, des crânes isolés représentant probablement des trophées guerriers, des animaux (surtout bœufs et chevaux), des dizaines de vases en céramique, des monnaies celtiques et romaines, des récipients en bronze, des bijoux (fibules en bronze, perles en verre), des outils en fer, des scories métalliques, et de nombreuses meules en pierre.

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Sur place, il ne reste désormais plus grand chose. «Nous avons démonté le site en le documentant», explique Denis Weidman, archéologue cantonal vaudois. Les objets ont été sauvegardés. Ils seront répertoriés, étudiés puis conservés au Musée cantonal d’archéologie, à Lausanne. L’étude de cette collection va sans doute renouveler les connaissances sur les Helvètes.

Un article paru dans la revue Archéologie suisse, écrit par Gilbert Kaenel, directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne, et Denis Weidmann montre l’ intérêt de ce sanctuaire sur le Mormont, tout en offrant l’occasion d’interrogations préoccupantes sur les circonstances et les suites de la découverte. «Il s’agit du premier sanctuaire aussi riche et aussi concentré découvert en Suisse. Il nous apprendra beaucoup sur les rites et la vie quotidienne des populations d’ici», affirme Denis Weidmann.
Il est dommage que cet article n’a pas réveillé la communauté scientifique et les pouvoirs politiques pour sauver le site.

 

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