Biographies

Ce sont les grands hommes qui font l’Histoire.

ALEXANDRE LE GRAND

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 Enfance

Alexandre le Grand naît à Pella, capitale de Macédoine, en juillet 356 av JC. Il est le fils de Philippe II et d’ Olympias, fille du roi des Molosses en Epire. Son père lui donne pour précepteur le philosophe Aristote qui met son élève en contact étroit avec la culture grecque : Alexandre voue un véritable culte aux héros de l’Iliade, Achille en particulier, dont il prétendait descendre par sa mère, et aspire ardemment à leur ressembler.

Un jour, on présenta à Philippe un cheval qui était à vendre pour 13 talents. Ce dernier était rétif et fougueux et alors que Philippe s’apprêtait à s’en aller, Alexandre dit « Que cheval ils perdent, parce que, faute d’habileté et de courage, ils ne savent pas en tirer parti ! » Philippe lui rétorqua : « En blâmant comme tu le fais des gens plus âgés que toi, crois-tu donc en savoir plus qu’eux et être mieux capable de manier ce cheval ? » Alexandre réussit à dompter le cheval Bucéphale. 

Il  participe à la bataille de Chéronée en -338 à la tête de la cavalerie et est ensuite envoyé en ambassadeur pour rapporter à Athènes les cendres des Athéniens tués au cours de la bataille. Après Chéronée, Philippe avait conçu le projet de réunir toutes les forces grecques, unies dans la Ligue de Corinthe, contre la Perse. Cependant Philippe fut assassiné avant d’avoir pu réaliser ses projets, Alexandre veut alors poursuivre l’oeuvre de son père. Dès son arrivée au pouvoir, il doit  réprimer les tentatives d’opposition dans la noblesse macédonienne, chez les peuples voisins comme en Grèce même, par des exécutions sommaires et des répressions sanglantes. 

Conquêtes

Alexandre part pour l’Asie en -334 avec une armée de trente cinq mille fantassins et de cinq mille cavaliers. Parti de Thrace, il débarque à Troie sans que le roi de Perse, Darius III, lui interdise la traversée de l’Hellespont. L’armée perse, très supérieure en nombre, tente d’arrêter l’armée macédonienne sur les rives du Granique, fleuve de la Propontide. Malgré l’obligation de traverser le fleuve et d’escalader une rive escarpée, les Macédoniens mettent les Perses en fuite après une ardente mêlée de cavalerie où Alexandre manque d’être tué à plusieurs reprises. 

Alexandre conquiert ensuite toute la région côtière afin d’empêcher les Perses de s’en servir comme base pour envahir la Grèce. Il libère ainsi plusieurs villes de tyrans et y rétablit la démocratie. Alexandre s’enfonce ensuite dans l’intérieur des terres et occupe Gordion, où il tranche d’un coup d’épée le nœud, appelé nœud gordien, fixant le joug au char de l’ancien roi Gordios. 

Alexandre arrive à Tarse. Le roi de Sparte tente une révolte en s’alliant aux amiraux perses. Mais au même moment, l’immense armée perse qui doit défendre la Syrie, dans la plaine d’Issos est dévastée par Alexandre. Darius s’enfuit au-delà de l’Euphrate, laissant sa mère, sa femme, ses filles et un immense butin. Plusieurs villes se rendent, seule Tyr résiste farouchement pendant sept mois. Après avoir construit d’imposantes digues et autres fortifications, Alexandre s’empare de la ville : huit mille Tyriens périssent et les autres sont vendus.

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Bataille d’Issos

En Egypte, Alexandre est accueilli comme un libérateur, car les Perses y sont détestés. Voulant implanter l’hellénisme dans la vallée du Nil, il fonde, à l’ouest du delta, la ville d’Alexandrie, la première du nom et confie l’administration de l’Egypte à Ptolémée. Puis il reçoit des prêtres du dieu Amon, dont il va consulter l’oracle après une longue route dans le désert, le titre de fils d’Amon. 

Alexandre a pour ambition de pénétrer au coeur même de l’empire perse et de se faire proclamer roi à la place de Darius. Il franchit l’Euphrate et le Tigre sans aucune résistance. Darius a massé ses troupes à l’est du Tigre, qui furent anéanties par Alexandre. Darius abandonne sur le terrain son char et ses armes. Toutes les villes perses sont prises et leurs richesses pillées mais Alexandre épargne les habitants et les coutumes du pays. Alexandre poursuit Darius avec un petit groupe d’hommes et, lorsqu’il est en vue, un des satrapes qui accompagnent Darius le tue. Alexandre fait rendre les honneurs royaux sa dépouille. Alexandre finit de soumettre la Perse orientale dans une guérilla de presque trois ans (-330 à -328). La résistance perse ne cesse qu’avec la soumission de la Sogdiane et de la Bactriane, où Alexandre épouse, dans le rite perse, Roxane, fille du bactrien Oxyarte. 

Alexandre se dirige vers l’Inde, il descend dans le bassin de l’Indus, puis se dirige vers l’Hydaspe, limite du royaume perse. Au-delà se trouve Porus, roi belliqueux qui veut interdire aux Macédoniens de franchir le fleuve. Par une ruse Alexandre réussit néanmoins à le franchir mais le combat avec Porus et son armée d’éléphants est meurtrier. La vaillance de Porus, sa dignité dans la défaite conquièrent l’estime d’Alexandre qui le traite en allié. Cette dernière bataille fut la dernière car l’armée, qui s’est avancée, en pleine mousson, presque jusqu’au Gange (limite extrême du monde connu) se mutine, refuse de poursuivre sa marche et exige d’Alexandre de rebrousser chemin immédiatement. Alexandre ne peut que céder. 

Il revient donc vers l’Indus et descend au sud en direction de l’océan Indien en traversant, au prix d’atroces souffrances et avec des pertes énormes, le désert de Gédrosie, parallèle au Golfe Persique, pendant que son ami Néarque, à la tête de la flotte, longe le rivage, de l’embouchure de l’Indus à celle de l’Euphrate, malgré la pénurie de vivres et d’eau. Il se dirige ensuite vers Suse, où il retrouve Alexandre. Alexandre organise les noces de Suse : dix mille soldats, quatre-vingts généraux, et le roi prennent une épouse de souche perse. Statira, la fille aînée de Darius, devient la compagne d’Alexandre. Ensuite, Alexandre demande qu’on lui rende les honneurs divins. De Suse, Alexandre revient à Babylone, où il entreprend de nombreux et vastes travaux. Il est alors brutalement pris par une fièvre et meurt en une dizaine de jours. 

Conclusion

Les campagnes d’Alexandre constituent d’abord une véritable exploration armée, accompagnée de nombreux savants qui révélèrent aux Grecs l’histoire et la géographie des pays traversés. Alexandre avait pour ambition de fondre tous les peuples divers en un seul peuple. Il installe dans les villes et les provinces des gouverneurs aussi bien perses que grecs et conserve souvent l’administration mise en place par les Perses. Il ranime l’agriculture par de nouvelles cultures, des travaux d’irrigation ou d’assèchement. Il crée plusieurs « Alexandrie » jusqu’au fond du Caucase, partout où se font et se développeront les échanges commerciaux. Pour cela il ouvre des routes, étudie les pistes des caravanes, aménage des ports. Il crée une monnaie commune à tout l’empire, le tétradrachme. Malheureusement, le vaste empire qu’il avait fondé sera vite divisé, les généraux se divisèrent, et personne n’avait l’autorité d’Alexandre.

 

 NAPOLEON BONAPARTE

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De la naissance à la prise de pouvoir

Napoléon Bonaparte est né le 15 Août 1769 à Ajaccio, et Français de justesse comme la Corse fut rattaché à a France un an plus tôt. Après une enfance passée en Corse, Napoléon débarque sur le continent pour entrer au collège d’Autun en 1779, où il retrouve son frère Joseph. Napoléon apprécie les mathématiques, et se passionne pour l’histoire et la géographie. En octobre 1784, il intègre l’école militaire de Paris, où l’on déplore son écriture et ses positions antifrançaises dû à son attachement pour la Corse.  Il sera rapidement promu lieutenant d’artillerie en seconde en 1785. Après avoir obtenu un congé en septembre 1786, il retourne en Corse où les affaires de la famille se sont dégradées depuis la mort du père, survenue dix-huit mois auparavant.

En juillet 1790, il rencontre Pascal Paoli, chef indépendantiste corse rentré depuis peu d’exil. Leur entretien est un échec. En 1793, il rompt définitivement ses relations avec Pascal Paoli, qui le fera débarquer à Ajaccio avec l’armée républicaine afin de mettre un terme à la révolte des partisans de Paoli. Devant leur résistance acharnée et après avoir échappé à un attentat, il décide de rembarquer en emmenant sa famille qui s’installe à Marseille. 

A Auxonne, il apprend que la ville de Toulon s’est offerte aux anglais. Après avoir proposé un plan de reconquête de la ville au Comité de Salut Public, le 16 septembre 1793, il obtient le commandement en chef de l’artillerie de l’armée chargée de reprendre la ville. C’est sous les ordres du général Dugommier qu’il démontre alors toutes ses qualités de tacticien et en recueille les fruits le 19 décembre en reprenant la ville aux anglais.

En juillet 1797, on l’envoya en Egypte avec quelques savants à son service. En août 1799, Napoléon envoi une expédition, commandée par le colonel Bouchard, en Haute Egypte qui découvrira la Pierre de Rosette datant de 196 av. JC (Ptolémée V Epiphane).

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Le 18 Brumaire, sous le prétexte d’un «complot des royalistes» (royalistes), les deux assemblées des Cinq Cents et des Anciens sont convaincues de se transporter au château de Saint-Cloud et de confier la garde de Paris à Bonaparte. Réunis dans la salle de l’Orangerie, les élus des Cinq Cents  refusent de modifier la Constitution comme on le leur demande. Lucien, le frère de Napoléon demande aux soldats de faire évacuer la salle. Les députés sautent par les fenêtres et se dispersent dans le brouillard. La nuit venue le Conseil des Anciens et quelques élus des Cinq Cents que l’on a rassemblés votent enfin une révision de la Constitution. Ils nomment un gouvernement provisoire en la personne de trois Consuls élus pour 10 ans. Conformément aux dispositions imposées par Bonaparte, le titre de Premier Consul et la réalité des pouvoirs sont octroyés au vainqueur du 18 Brumaire, il a 30 ans. A ses côtés figurent deux Consuls, qui n’ont qu’un rôle consultatif, Cambacérès et Lebrun. Le pouvoir législatif est réparti entre quatre assemblées: le Sénat conservateur, le Tribunat, le Corps législatif et le Conseil d’État. Les membres de ces assemblées sont choisis par le gouvernement parmi des listes de notabilités. Ces listes elles-mêmes résultent d’un vote des citoyens à plusieurs degrés. La nouvelle Constitution est approuvée au suffrage universel le 7 février 1800 par le peuple.

Napoléon est sacré empereur dans la cathédrale de Notre Dame de Paris le 2 décembre 1804.

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Sacre de Napoléon par David

Les masses de granit

Les masses de granit sont les réformes destinées à reconstruire la société française. Elles vont marquer durablement la France. Elles répondent aussi aux vœux exprimés par la bourgeoisie sous l’ancien Régime.

Napoléon Bonaparte réalise surtout l’unification et l’ordonnancement des lois, abolit l’Ancien Droit, les lois romaines et les coutumes. En 1804, un Code civil ou Code Napoléon fut rédigé. Le Code d’instruction criminelle de 1808 réforme la justice répressive. La procédure est sensiblement modifiée : le ministère public joue désormais un rôle décisif dans la mise en mouvement de l’action publique, il a pour mission de rechercher les infractions mais l’instruction lui échappe.
Le droit pénal est codifié en 1810, il définit et répartit les infractions en trois classes : contraventions, délits et crimes. Il fixe l’échelle des peines applicables aux infractions en prévoyant un minimum et un maximum et prévoit des circonstances atténuantes et aggravantes. Une loi de 1801 règle la procédure criminelle, reconstitue les pouvoirs du ministère public représentant l’Etat.

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Par la loi du 7 germinal an XI (27 mars 1803) Napoléon Bonaparte fixe la valeur du franc et lui donne une base stable. Le franc est une vieille unité monétaire, qui est revenu avec l’aide de la Révolution par une loi du 7 avril 1795 et confirmée le 15 août 1795, qui remplace la livre tournois de l’Ancien Régime. La nouvelle monnaie, très simple d’emploi avec ses décimes, ses centimes et ses millimes, a été immédiatement adoptée par les français.
Napoléon définit la pièce de 1 Franc par «5 grammes d’argent au titre de neuf dixièmes de fin» (ce qui veut dire qu’elle contient 4,5 grammes d’argent pur).
L’or, plus rare, est réservé aux pièces de grande valeur. C’est ainsi qu’est créée une pièce en or de 20 francs, d’un poids de 6,45 grammes, dont 5,801 grammes d’or fin, nommée Napoléon. La parité entre l’or et l’argent est ainsi fixée par la loi de manière irréfutable à 1 unité d’or pour 15,5 unités d’argent.

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Le 29 Floréal an X (19 mai 1802), est promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d’honneur, après avoir été adoptée par le Corps législatif par 166 voix sur 276 votants.
Le nouvel ordre, dû à l’initiative du Premier Consul Bonaparte, se voulait un corps d’élite destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d’une nouvelle société au service de la Nation.
Le 14 Floréal an X (4 mai 1802), Bonaparte élargissait donc à tous les citoyens le principe des décorations nationales établi dans l’article 87 de la Constitution de l’an VIII (1800). Il était composé de quatre grades (légionnaire, officier, commandant, grand officier). Hors action d’éclat, une durée de services de vingt-cinq ans était requise tant pour les services militaires en temps de paix, que pour les fonctions civiles. Les titulaires de la Légion d’honneur après réception d’une lettre d’avis devaient prêter serment à la République, puis, à l’Empereur.

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Jean-Frédéric Perregaux fonde alors à Paris une banque de dépôts, la «Caisse des Comptes courants». Avec un groupe d’amis banquiers, il propose au Premier Consul d’accorder à son établissement l’autorisation d’imprimer à nouveau des billets de banque.
La Banque de France est ainsi créée le 28 Nivôse An VIII (18 janvier 1800). Elle s’installe à l’hôtel de Toulouse, rue de la Vrillière.
La Banque de France obtient un droit d’émission prudent, limité dans un premier temps à Paris. Elle peut imprimer autant de billets qu’elle veut mais à une condition: il faut que toute personne qui présente un billet à la banque puisse l’échanger, si elle le désire, contre une quantité d’or de la même valeur.  
Les premiers billets sont imprimés à l’encre noire sur un papier blanc filigrané, sur une seule face.

Napoléon crée les lycées destinés à l’éducation des jeunes bourgeois. Les élèves des lycées ont une discipline militaire, l’adjudant commande tous les mouvements effectués dans la journée. 

Outre les masses de granit, on doit à Napoléon:
- L
’Arc de Triomphe du Carrousel (1808)
- La construction de la colonne Vendôme (1805-1810)
- L’arc de triomphe de l’Étoile (1806)
- La nouvelle façade du palais Bourbon (commencée en 1808)
- La liaison entre le Louvre et le palais des Tuileries 
- La finition de la cour carrée du Louvre (construction de l’aile ouest et sud)
- Le Louvre devient un musée.
- La construction de trois ponts : le pont des Arts (1803), d’Austerlitz et d’Iéna
- Le cimetière du Père-Lachaise
- L’embellissement du jardin du Luxembourg

Conquêtes et défaites 

1796-1797 Campagne d’Italie où Napoléon met hors de combat le Piémont en 15 jours. Il se retourne alors contre l’Autriche et marche sur Vienne. En 1796, le traité de Campo Fornio donne à la France la rive gauche du Rhin. Le 2 juillet 1797 il prit Alexandrie et le 23 juillet il occupe Le Caire. Mais le 1 août, Nelson surprit à Aboukir une escadre dont les équipages étaient incomplets, la bataille fut un désastre. Cet épisode insitera la Turquie à déclarer la guerre à la France le 9 septembre.
Fin 1800, la France compte 104 départements, contrôle l’Espagne, l’Italie, la mer Adriatique et les Iles ioniennes, la Suisse, la moitié des princes allemands et la Hollande. 
En 1805, la victoire d’Austerlitz permet de signer la paix de Presbourg où l’Autrche reconnaît une domination française en Allemagne. E 1806, il bat les Prussiens à Iena et organise un blocus continental pour isoler l’Angleterre. En 1807, les russes s’associent à Napoléon. En 1808, Napoléon occupe Rome et il lance une intervention en Espagne, où la grande armée connaît ses premiers échecs. En 1810 commencent les difficultés. En Russie et en Allemagne, il ne cesse de perdre du terrain. En 1814, la France est envahie. Napoléon est exilé sur l’île d’Elbe, après avoir abdiqué. Il tente un retour en France et reste au pouvoir pendant 100 jours. Il est définitivement vaincu à Waterloo, est déporté à Sainte Hélène où il meurt en 1821.

La stratégie napoléonienne reposait sur des principes simples. Il attirait l’ennemi sur un terrain choisi, l’affaiblissait en un point, rompait la ligne adverse à cet endroit précis puis isolait et fragmentait les divers groupes ennemis. Parfois, il dcedait volontairement sur le centre pour encercler l’ennemi par l’aile marchante. Une nuée de tirailleurs progressaient en utilisant le terrain, épuisaient l’adversaire rangé en ligne par un feu nourri. L’infanterie pouvait attaquer alors, balayant les rangs ennemis par sa masse. La cavalerie était utilisée pour rompre les lignes adverses. Cette stratégie était conçue pour une victoire rapide et foudroyante dans des pays riches et d’étendue moyenne, sans moyens techniques ni communications sûres. Ceci peut expliquer en partie les défaites de Russie ou d’Espagne. 
 

L’EMPEREUR HADRIEN

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Hadrien fut adopté par l’empereur Trajan, dont il épousa la nièce, Vibia Sabrina et lui succéda en 117. Cependant, il ne poursuivit pas les mêmes projets de conquêtes et abandonne la Mésopotamie, trop difficile à défendre contre les Parthes. Il mit en place un système de défense efficace en multipliant les forteresses sur l’Euphrate, sur le Danube et sur le Rhin et en maintenant les légions sur le pied de guerre en leur faisant subir un entraînement intensif. Il signe la paix avec les Parthes.

Hadrien ordonna dans les provinces de grands travaux d’utilité et d’embellissement, à la faveur de la paix. Il surveille leur administration par des déplacements constants. Il améliore le fonctionnement de l’autorité centrale, dévolue officiellement au Conseil du prince et réforme la Chancellerie. A Rome, il se fit édifier un mausolée monumental, connu aujourd’hui sous le nom de château Saint-Ange. Sa résidence de campagne, à Tibur (villa Hadriana), représente un condensé des merveilles architecturales des provinces.  

Amoureux du monde grec, il tente de restaurer la religion grecque et vouât un culte particulier aux dieux égyptiens suite à son voyage en Egypte en 130.Lors de son passage à Alexandrie, il ordonna même la restauration voire la reconstruction du temple de Sérapis et se fit édifier dans sa villa impériale de Tivoli un sanctuaire aux dieux égyptiens que l’on nomme Canope.

On lui doit de nombreuses réalisations architecturales, dont
-
les arènes de Nîmes
- le pont du Gard
- le temple de Vénus et de Rome, débuté en 121, selon un modèle hellénistique
- le Panthéon, construit en 125, qui fut grande innovation architecturale
- son Mausolée, sur le modèle de celui d’Auguste
- à Tibur, la villa qui porte son nom
- les grands thermes de Leptis Magna
- en Angleterre, il fit édifier une muraille continue d’une mer à l’autre, le vallum Hadriani (mur d’Hadrien). 

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Hadrien apparaît comme le symbole vivant de l’unification culturelle de l’Empire romain, qu’il dote d’un code de lois unique par l’Edit perpétuel. Il ordonne par exemple, qu’aucun chrétien ne puisse être mis à mort sans procès. A part la révolte des Juifs commandés par Bar-Kokheba, noyée dans le sang, son règne marque l’apogée de la Pax romana, paix à la fois intérieure et extérieure.

Hadrien meurt en 138, après plusieurs années de souffrance causées par l’arthrose. Ses cendres furent placées dans le Mausolée d’Hadrien.

MICHEL DE L’HÔPITAL

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L’oeuvre politique

Juriste de formation, Michel de l’Hôpital oeuvra pour la simplification du droit français. La tradition attribue une grande partie des édits promulgués entre 1563 et 1567 au chancelier. Il aurait joué un rôle décisif dans l’assemblée du Conseil élargi (où siègent les princes de sang, grands officiers, présidents des parlements) qui s’ouvre à Moulin en 1566 et qui débouche sur l’ordonnance de Moulin. Selon cette ordonnance, les parlements ne pourront refuser d’enregistrer les édits ou ordonnances ni de les faire appliquer, même si les remontrances qu’ils pourront présenter sur ses lois seront rejetées. L’édit de Moulin quant à lui affirme l’inaliénabilité du domaine royale (sauf les apanages). C’est le promoteur des édits de Fontainebleau sur l’arbitrage et la transaction. Après la mort de François II, il a pour projet de diminuer le nombre d’officiers. L’Hospital essaie alors d’harmoniser les points de vue des uns et des autres au Colloque de Poissy en 1562 ; il échoue totalement.
Extrait du discours des Etats d’Orléans: « Tu dis que ta religion est meilleure. Je défends la mienne. Lequel est le plus raisonnable, que je suyves ton opinion ou toy la mienne? Ou qui en jugera su ce n’est un saint concile? Ostons ces mots diaboliques, noms de parts, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes. ne changeons le nom de chrestien. »
Le 17 mai 1563 Michel de l’Hôpital rend compte de la situation financière du royaume devant le parlement de Paris pour le pousser à accepter un édit : le roi à 50 millions de livres de dettes, dont 5 sont nécessaire pour payer les troupes et expulser les anglais hors du Havre. Les recettes de l’année précédentes sont de 850 000 environs et les dépenses de 18 millions. L’édit du 13 mai 1563 prévoit de vendre les biens du clergé pour créer des rentes de 100 000 écus par an. Le Parlement d’abord hostile finit par accepter.

La majorité de Charles IX est un handicap sérieux, l’autorité d’un roi mineur n’a pas le même poids que celle d’un roi adulte. La référence en matière de majorité est l’ordonnance de Charles V de 1374 qui fixe la majorité des rois de France à 14 ans. Cependant, à la mort de son auteur elle n’a pas été appliquée et sa valeur est critiquée par les conjurés d’Amboise. Les termes de cette ordonnance sont ambigus : la quatorzième année est-elle le lendemain du 13e anniversaire ou le jour du 14e? La première des innovations du 17 août 1563 consiste à déclarer la majorité du roi lors d’un lit de justice non au Parlement de Paris mais dans un parlement de province, celui de Rouen. La seconde est l’interprétation que le chancelier fait de l’ordonnance de Charles V : la 14e année doit être commencée et non accomplie. Cette déclaration de majorité est aussi l’occasion pour le chancelier de rappeller deux principes qui lui sont chers, le principe de la continuité monarchique et celui du roi législateur (la souveraineté réside dans le pouvoir de faire les lois et seul le roi a ce pouvoir).

Huguenot dissimulé aux eux des catholiques de son temps, il est partisan de l’unité et de la tolérance. Bien qu’il doive sa première carrière à une protectrice de la Réforme, Marguerite de Berry, soeur d’Henri II, et bien que sa femme et sa fille se soient convertis, c’est grâce à l’influence du cardinale de Lorraine, un catholique, qu’il est promu chancelier en 1560. Influencé au départ par les idées de concorde religieuse de ce dernier, après l’échec du colloque de Poissy, son évolution le conduit à accepter une tolérance civile, solution politique qui correspond à son profond respect des libertés de conscience. Son gallicanisme le pousse à tenir des positions fermes concernant l’indépendance temporelle de l’Eglise et de la couronne vis à vis du pape, et explique sa rupture en 1564 avec le cardinal de Lorraine qui, revenu du concile de Trente, voulait en faire accepter les décrets en France. Sa volonté de maintenir l’équilibre instauré par l’édit d’Amboise le pousse à une certaine violence. En 1566, on lui reproche même de n’être pas passé par le Conseil pour envoyer des lettres patentes autorisant les protestants à appeler des pasteurs à leur chevet. Il aurait voulu supprimer la vénalité des offices.
 Cependant, il échoue dans ses tentatives d’apaisement du conflit. Rêvant d’un concile national impossible, il se heurte rapidement aux Guise qui ont arraché aux Etats généraux de Fontainebleau la condamnation des Rohan, qu’il refuse de signer, à la difficulté d’application d’édit d’Amboise et au manque de tolérance de ses compatriotes.
 La paix de Longjumeau apparaît comme une ultime tentative pour sauver sa politique de tolérance civile. Elle sucite une flambée de la colère catholique. Michel de l’Hospital tente alors l’impossible pour s’opposer aux intransigeances. Il refuse ainsi le sceau à la publication d’une bulle papale autorisant une deuxième aliénation des biens du clergé parce que la condition en est l’engagement du roi de France à extirper l’hérésie. Les sceaux lui seront retirés peu après alors que la troisième guerre a déjà commencé. Le nouveau garde des sceaux, Jean de Morvillier, est un modéré proche du chancelier, mais le départ de Michel de l’Hospital marque l’échec de la politique de tolérance civile.

Un philosophe de son temps

Michel de L’Hospital est avant tout, le symbole de la politique de tolérance. Malgré l’appui de Ronsard et le voyage de présentation du nouveau roi à son peuple, sa politique de réconciliation échoue totalement. Dès 1560, le pouvoir bascule définitivement du côté catholique, rendant ainsi un affrontement sanglant inévitable. On en rendit Michel de L’Hospital responsable. Il se retire en 1568 pour s’établir dans sa propriété de Vignay, sur la paroisse de Champmotteux. Lors de la Saint Barthélémy, il aurait fait ouvrir les portes de son château à une foule fanatique qui lui laissa la vie sauve. Michel de l’Hospital reste encore aujourd’hui un symbole de tolérance, ainsi, il figure parmis les quatre statues d’homes illustres placées devant le Palais Bourbon.

Ronsard fréquentait les proches du roi : Marguerite, Jean de Morel, Jean de Brinon mais aussi Michel de l’Hôpital. Les Amours de Ronsard sont publiés avec son Cinquième Livre des Odes dans lequel on trouve une Ode à Michel de l’Hospital. A partir de 1551, des poètes courtisans, dont Mellin de Saint-Gelais, raillèrent auprès du roi les métaphores pindariques et les obscurités des Odes. Mais, protégé par Marguerite de Navarre et Michel de L’Hospital, Ronsard finit par se réconcilier avec ses rivaux et revenir à une inspiration plus simple, à la fois moins érudite et moins ésotérique, en abandonnant Pindare et sa conception du poète inspiré.

Michel de l’Hôpital fut considéré comme un écrivain très renommé. Ses Epîtres furent en effet comparées à celles d’Horace. En 1585, il écrit des Poésies. La majorité de ses oeuvres sont cependant en rapport avec son rôle politique : Traité de la réformation de la justice, Harangues, mercuriales et remontrances, Mémoire sur la nécessité de mettre un terme à la guerre civile (1570), Le but de la guerre et de la paix (1570), Discours pour la majorité de Charles IX et trois autres discours.

JEAN FRANCOIS CHAMPOLLION

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[En cours]

HOWARD CARTER

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[En cours]

8 Réponses à “Biographies”

  1. helene dit :

    je voudrais savoir les pouvoirs législatif , les pourvoirs executif et les pouvoirs judiciaire …. de Perse , Athenes et Sparte s.v.p. me repondre ca me ferais grand plésire !

    Merci ! ( D’ avance ) …?
    et Si posible d’autres informations sur la ( Perse , Athenes et Sparte ) !!!!

  2. historia dit :

    je vais voir ce que je peux faire, en ce qui concerne le système politique d’Athène il n’y a rien de plus simple on trouve tout sur internet ou dans des manuels d’histoire (2nd surtout). Le reste s’annonce un peu plus long alors soit patiente mais promis je vais essayer!

  3. Arthur dit :

    Pourriez vous me fournir des renseignements sur les masses de granit dont une liste chronologique?
    Merci d’avance

  4. historia dit :

    Bonjour, je vais essayer de vous répondre le plus rapidement possible, pour l’instant, je n’ai trouvé que des informations sur internet et je vais voir dès que j’ai le temps pour chercher des informations dans mes livres. Si c’est urgent prévenez moi.

  5. Salut,

    Un petit coucou en passant par ton blog.

    Amicalement,
    Stéphane.

  6. naguere dit :

    Bonjour, articles très intéressants. Un seul regret : pas de catégories. Je m’intéresse surtout au XVIIIe. Bonne journée – Naguère

  7. Historia dit :

    des articles sont en préparations sur le XVIIIe mais je ne sais pas quand j’aurai le temps de les mettre en ligne. En attendant, le livres conseillés sur le XVIII vont suivre et certains sont déjà en ligne.

  8. Jérôme dit :

    Beau travail, merci beaucoup :-)

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