L’énigme funéraire néolithique

Un « cas unique de traitement des morts » datant du Néolithique a été mis au jour à Valenciennes lors de fouilles préventives pour un promoteur immobilier.A l’emplacement de la vallée de l’Escaut, au sommet d’îlots, ont été mis au jour huit squelettes, reposant sous une couche de 2 à 3m de sédiments. Ils avaient été déposés ici sans être enterrés. Les rites funéraires du néolithique sont les allées sépulcrales (ou tombes collectives) et les tombes individuelles.

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« Généralement il y a un enfouissement, ici on n’a déjà pas ce fait. Dans les allées sépulcrales, les corps peuvent être déposés aussi. Mais comme ça en plein milieu d’un bassin, c’est surprenant », a noté Mme Deckers, du centre de recherches d’archéologie nationale de Louvain-La Neuve en Belgique.

Les squelettes retrouvés, en bon état de conservation, sont ceux d’adultes âgés de 35 à 40 ans, ainsi que d’enfants et adolescents. Les corps étaient nus, les archéologues n’ont retrouvé aucune trace de fubre, bois, parure ou autre bijoux, chose très surprenante.

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« Avec l’étude anthropologique, on pourra voir leur position initiale, s’ils étaient assis ou couchés, s’il y a eu des traces de découpe sur les individus, voir s’il existe des liens familiaux entre ces ossements », a expliqué Mme Deckers.

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