Découverte d’un temple païen arménien

Des archéologues arméniens ont découvert un second temple païen en Arménie non loin de Artashat, après celui de Garni. Le temple, découvert à 5,5 m sous terre, était dédié à Mihr, le dieu du Soleil dans la mythologie arménienne. « On savait depuis le début qu’il y avait un temple, qui fut détruit sous le règne de Tiridate III au 4e siècle, à l’époque de l’expansion chrétienne. Mais nous ignorions son emplacement exact et sa taille. » explique M. Khachatryan, coordinateur de l’équipe de cette expédition archéologique. « En mettant au jour les vestiges du temple, nous avons découvert qu’il était même plus beau et somptueux que celui de Garni. » précise M.Khachatryan.

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Temple de Garni

Les découvertes révèlent qu’Artashat occupait environ 400 hectares de terres et était peuplée de 150 000 habitants à son âge d’or. Les murailles de fortification de la ville s’étendaient sur plus de 10 kilomètres, dont 4,5 ont été mis à jour par les scientifiques dans les années 1970-80. La ville était un grand centre commercial, ce qui est attesté par plus d’un millier de sceaux que l’on y a découvert.
« Toutes les études montrent qu’Artashat fut construite selon un projet de conception ordonné et planifié. Toutefois, malheureusement, nous ne pouvons effectuer des recherches sur toutes les collines : le centre d’Artashat a été bâti sur des carrières de marbre que l’on a fait sauter à plusieurs reprises et qui a permis à cette partie de la ville de s’établir. » précise avec regret M. Khachatryan, archéologue, qui a passé depuis plus de 60 ans la majeure partie de son temps sur des sites archéologiques.

 

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L’équipe d’archéologues est aussi parvenue à retrouver les thermes publics d’Artashat, qui comprenaient 7 chambres de 75 mètres carrés chacune, magnifiquement ornées. Le sol est orné de mosaïques et l’on a trouvé un petit ruisseau, des soubassements et des bassins.

Cet archéologue est fier du travail de son équipe, mais critique les responsables locaux, à cause desquels ces terres d’Artashat, qui possède l’une des pages les plus importantes de l’histoire de l’Arménie, sont actuellement mises en vente. « Ils nous disent que 6 hectares exactement ont été vendus, mais ce que nous voyons est d’une étendue bien supérieure – environ 60 hectares. Tôt ou tard, ils vont construire des lotissements qui détruiront notre passé. » s’indigne M. Khachatryan, qui espère sauver au moins les terrains restants.

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