Archive pour août 2007

Découverte d’une acropole celte

Jeudi 30 août 2007

A l’époque du premier âge du fer (de 820 à 450 avant notre ère), la Bourgogne est habitée par les celtes anciens. Les archéologues ont reconstitué leur civilisation grâce aux fouilles, notamment des tombes à char sous tumulus. Dans ces sépultures, les défunts sont allongés sur la caisse d’un char, avec leurs armes, leurs parures et un ensemble d’objets importés des régions méditerranéennes qui témoignent d’un rang social élevé. Parmi ces tombes, l’une des plus riches et des plus célèbres est celle de la « dame de Vix », découverte en 1953 au pied du Mont Lassois, à Vix. La défunte, enterrée selon un rituel habituellement réservée aux hommes, a été inhumée vers 480 avant notre ère. Elle portait de nombreux bijoux en bronze, en perles et en or. La tombe contenait des objets méditerranéens, grecs et étrusques, dont le fameux cratère de Vix, le plus grands jamais découvert. 

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La prospection géophysique du site, réalisée entre 2004 et 2006 par un chercheur allemand, a révélé un habitat ordonné, résultat d’une conception d’ensemble préalable et d’une planification précise des travaux. Le plan de la ville, très aéré, contraste avec celui des autres sites de la même époque, où l’agrégation compacte des maisons domine. Deplus, on a découvert au sud du site trois bâtiments sur pilotis qui auraient servi au stockage des céréales ou d’autres denrées alimentaires. 

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Jusqu’à présent, on pensait que l’urbanisation de l’Europe occidentale n’avait commencé qu’au IIe – Ier siècle avant notre ère, mais depuis quelques années, les fouilles d’autres sites contemporains de Vix avaient déjà fourni quelques indices en faveur d’un développement urbain précoce (à La Heuneburg et Ipf, en Allemagne, ou à Bourges, en France).  Cette année, l’équipe franco-allemande de Bruno Chaume termine la fouille du plus grand bâtiment du site. Occupant le centre de la parcelle la plus vaste, il est flanqué d’un bâtiment plus petit et peut-être d’un troisième, symétrique au deuxième. Ce bâtiment est unique à plusieurs égards. D’une part, il affiche de très grandes dimensions : 35 mètres de longueur, 21,5 mètres de largeur et entre 12 et 15 mètres de hauteur (la taille d’une église actuelle). D’autre part, il est doté de deux antes (murs qui avancent pour fermer un porche) et d’une abside. La forme générale, sans équivalent dans le monde celtique du premier âge du fer, se rapproche de celle d’un Mégaron grec. Les fouilles, qui ont mis au jour des traces d’activité domestique et de banquets (fragments de huit vases céramiques imitant des cruches en bronze), semblent indiquer que ce bâtiment servait à recevoir la caste supérieure de la société. Il se rapproche donc, par sa fonction, de la Regia Domus des premiers rois de Rome. La mise en place et le contrôle d’un tel ensemble urbain, qui inclut également des fortifications en cours de fouille par une équipe autrichienne, suppose un pouvoir politique fort. Ils témoignent d’une société structurée, très hiérarchisée. 


 Source: CNRS

Découverte à Gaixia

Samedi 25 août 2007

Sur le site de Gaixia (Chine) les archéologues ont découvert de nombreuses pointes de flèche en bronze et en fer qui témoignent des batailles que se sont livrées les royaumes Han et Chu il y a 2200 ans.

Selon les archéologues, le suzerain du royaume Chu, Xiang Yu, a construit cette cité lors de son repli face à l’armée du roi Han, Liu Bang. Cette supposition conteste les conclusions précédentes sur la bataille finale entre les deux royaumes, selon lesquelles, Xiang Yu contraint à la retraite est arrivé à Gaixia où il s’est finalement suicidé.

On a découvert sur le site les ruines d’une autre ville encore plus ancienne, datée de 2600 à 2300 avant J.-C. Presque 200 reliques ont été exhumées, dont du riz non décortiqué.

Pour les archéologues, c’est une découverte de grande importance, qui étaye une théorie : la région du fleuve Huai, est un des berceaux de la civilisation chinoise avec celles du fleuve jaune et du Yangtsé.

Découverte des restes de l’épave d’un navire romain en Espagne

Samedi 25 août 2007

Les restes d’une épave romaine bien préservée et datant approximativement du Ier siècle avant J.C, deux épaves modernes du XIXe et du XXe siècle et quelques grandes ancres ont été découverts dans la baie de Carthagène.

Ces vestiges ont été trouvés par des chercheurs de la Fondation Aurora, une organisation américaine à but non lucratif avec laquelle le ministère espagnol de la Culture a signé un accord de collaboration en juin pour mener des recherches sous-marines.

Carthagène a été fondée au IIIème siècle avant Jésus-Christ et fut une cité importante de l’Empire Romain.

A-t-on retrouvé les enfants du tsar?

Samedi 25 août 2007

Les restes de deux des enfants du dernier tsar de Russie ont été découverts, ont annoncé des experts russes.

L’examen des ossements mis au jour aux abords de l’endroit où les restes de la famille impériale russe avait été retrouvés seraient ceux du prince héritier Alexis, et de sa soeur, la princesse Maria. Les corps avaient disparu après l’exécution en 1918 par les bolchéviques de la famille Romanov.

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La Révolution de février 1917 marque la fin du régime impérial. Nicolas II abdiqua le 15 mars 1917, il sera arrêté quelques jours plus tard. Emprisonné à Tsarskoe Selo, puis à Tobolsk et enfin à Iekaterinbourg, Nicolas II et sa famille furent exécutés sans aucun jugement dans les caves de la villa Ipatiev, le 17 juillet 1918, par un groupe de bolcheviks.

Les corps de la famille impériale furent chargés sur un camion puis transférés dans une forêt proche de Iekaterinbourg. Ils furent jetés dans un puits de mine d’où ils furent, quelques jours plus tard, retirés pour être ensevelis sous un chemin forestier.

Le sort de la famille impériale resta pendant longtemps sujet à controverses : si le juge Nicolas Sokolov conclut immédiatement au massacre collectif et à l’incinération des corps, divers historiens, s’appuyant en cela sur des rumeurs répandues dans la région d’Iekaterinbourg, contestèrent ses conclusions.

La controverse fut principalement alimentée par l’affaire Anna Anderson : le 17 février 1920, un officier allemand repêche, dans un canal de Berlin, une jeune femme qui venait de s’y jeter. Refusant de parler, elle fut internée dans un asile d’aliénés où elle finit par déclarer qu’elle était la grande-duchesse Anastasia, dernière fille de Nicolas II. L’affaire, très médiatisée, fut ponctuée de nombreux procès pour se faire reconnaître en tant qu’héritière des Romanov, et de nombreux hypothèse ont été émises. Finalement, les analyses ADN ont démontré qu’Anna Anderson ne pouvait être la grande-duchesse Anastasia : ces mêmes analyses démentent également l’hypothèse longtemps admise selon laquelle Anna Anderson était une ouvrière polonaise nommée Franziska Schanzkowska.

En 1990, les corps de la famille impériale ont été retrouvés et exhumés, puis identifiés par une analyse ADN. Deux corps manquent, celui d’Alexis et celui de l’une des filles Anastasia : d’après le rapport de Yourovsky, qui dirigea l’exécution, ces deux corps furent brûlés. Selon certaines sources, ce serait le corps de Maria, et non celui d’Anastasia, qui manquerait.

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Découverte d’un temple romain du IIe siècle en Roumanie

Samedi 25 août 2007

Une équipe d’archéologues roumains a mis au jour sur le site de Sarmizegetusa un Capitole datant du IIe siècle. «C’est l’un des monuments les plus importants de la Dacie romaine», a déclaré M. Ioan Piso, directeur du Musée d’histoire de Transylvanie et chef de l’équipe d’archéologues.

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«La signification du Capitole de Sarmizegetusa est unique, car on peut dire qu’avec sa construction fut introduit officiellement le culte de Jupiter dans la province de Dacie», a-t-il ajouté. Le temple est également dédié à Junon et Minerve. Un Capitole sur le modèle de celui de Rome fut édifié dans chaque cité de l’empire, cependant jamais un tel édifice n’avait été retrouvé sur le territoire dace.

Sarmizegetusa fut la capitale des Daces sous le règne de Décébale, avant que la Dacie, dont le territoire correspond approximativement à celui de la Roumanie actuelle, ne devienne une province de l’Empire romain de 106 à 256. Le temple fut érigé en 150 sous le règne de l’empereur Antoine le Pieux, époque souvent considérée comme l’apogée de l’Empire romain.

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Un gorille vieux de 10 millions d’année découvert en Ethiopie

Jeudi 23 août 2007

Une canine et six molaires extraites en Ethiopie représentent les restes les plus anciens jamais retrouvés d’un gorille, âgé de 10 à 11 millions d’années, baptisé choropithèque.

Cette découverte signifierait que les grands singes se sont séparés de l’homme bien plus tôt que l’on ne le croyait (6 ou 7 millions d’année). Cela voudrait dire également que le gorille serait originaire d’Afrique et non d’Asie, comme s’accordaient à penser les chercheurs. Le choropithèque serait à la base de la branche des gorilles.

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Pillage au Mexique

Mercredi 22 août 2007

Plus de 10.000 sites archéologiques préhispaniques mexicains ont été pillés et quelque 800 objets d’art ont été volés, sans jamais être retrouvés, entre 1999 et juin 2006. Selon des données de l’Institut national d’Archéologie et d’Histoire, 964 objets religieux ont été volés et seuls 190 ont été retrouvés pendant cette période, tandis que sur les 35.000 sites préhispaniques existants, 10.485 ont été pillés.

D’après le député José Alejandro Aguilar (droite, au pouvoir), « on retrouve au Mexique moins de 10% des biens archéologiques artistiques et historiques volés dans des églises, musées, galeries, bibliothèques et collections particulières ».

Des députés ont demandé la création d’une base de données afin de répertorier et de mieux contrôler tous les biens archéologiques, artistiques, historiques et sacrés. Selon les députés, la plupart des pièces volées se vendent en Europe et les plus demandées sont celles appartenant aux civilisations olmèque et maya.

 

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Calendrier maya

Hibéria

Mercredi 22 août 2007

Depuis plus de deux mille ans, Hibera demeurait un mystère pour les historiens. La ville légendaire, point stratégique que se sont disputé Romains et Carthaginois au cours de la seconde guerre punique (218-202 av. J.-C.) était, on le savait par les textes, située à l’embouchure de l’Ebre, dans le nord-est de la péninsule Ibérique, mais personne n’avait jamais retrouvé de traces réelles de la cité.

Les archéologues ont cependant mis au jour à Tortosa, une ville catalane située à l’embouchure de l’Ebre, les restes d’un mur d’enceinte datant du VIIe siècle av. J.-C. Ce rempart, visiblement édifiée par les Ibères pour se protéger des attaques extérieures, impressionne par sa taille. En clair, il correspond à la protection d’une ville importante. Tortosa est donc bien l’antique Hibera, même si la ville est devenue romaine à l’issue des guerres puniques et a pris, dès le Ier siècle de notre ère, le nom de Dertosa.

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Un chewing gum vieux de 5000 ans

Mercredi 22 août 2007

Une étudiante en archéologie a en trouvé un morceau de gomme vieux de 5.000 ans, à base de résine de bouleau, lors de fouilles dans l’ouest de la Finlande
Des marques de dents sur la gomme sont une preuve particulièrement évidente, selon le professeur Brown, de l’université de Derby (Angleterre). La résine de bouleau contient de l’acide carbolique (phénol), un composant antiseptique qui agit contre les inflammations de la bouche. La gomme était peut-être également utilisée pour réparer les plats cassés.

La plus vieille trace de pied

Mardi 21 août 2007

Des archéologues égyptiens pensent avoir retrouvé ce qui pourrait constituer la plus ancienne trace de vie humaine, vieille d’environ deux millions d’années.

Les archéologues ont trouvé une empreinte de pied humain en effectuant des recherches sur un site préhistorique de l’oasis de Siwa. Moulée dans la vase, l’empreinte a durci pour finalement se fossiliser dans une des roches de l’oasis.

Des scientifiques effectuent actuellement des tests au carbone 14 afin de déterminer l’âge du fossile. « Elle pourrait remonter à environ deux millions d’années », a indiqué Zahi Hawass, ajoutant qu’il s’agirait de « la plus importante découverte jamais faite en Egypte ».

Khaled Saad, directeur du département préhistoire du Conseil suprême des antiquités, a estimé qu’étant donné l’âge de la roche où l’empreinte a été découverte, il se pourrait que le fossile soit antérieur aux ossements les plus célèbres de la planète, à savoir ceux de l’australopithèque Lucy, vieux de trois millions d’années.

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