Découvertes à Chypre

Des archéologues américano-chypriotes ont découvert sur le chantier de fouilles d’Aspros (nord-ouest de l’île, sur la péninsule d’Akamas) des outils de pierre taillés dans une roche locale, qui pourraient être la première trace d’activité humaine à Chypre, et la preuve la plus ancienne de l’existence de groupes de marins qui croisaient en Méditerranée il y a 14.000 ans. Leur découverte prouve également que l’île, située dans le nord-ouest du bassin méditerranéen, à 50 km de la terre la plus proche, pourrait avoir été progressivement colonisée à compter de cette date, soit 2.000 ans plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’ici.

« Nous essayons de vérifier par datation au carbone que cette découverte est plus ancienne, peut-être de 2.000 ans », a confirmé Pavlos Flourentzos, directeur du département chypriote des antiquités, qui dirige les recherches aux côtés d’Albert Ammerman, de la Colgate University d’Hamilton (New York). « Il s’agit d’une avancée majeure pour l’étude archéologique de la Chypre ancienne et des origines de la navigation en Méditerranée », a ajouté Flourentzos.

Les archéologues savaient depuis 2004 que de petits groupes de chasseurs d’éléphants pygmées y faisaient escale. Or les découvertes d’Aspros attestent la présence d’un plus grand nombre d’occupants et de séjours de plusieurs mois. Les premiers traces de sédentarisation, retrouvées à l’intérieur des terres, remontent à 10.000 ans av. J-C et les archéologues pensaient donc retrouver des témoignages plus anciens sur la côte, comme les découvertes d’Aspros. Une occupation permanente de Chypre par l’homme est attestée à partir de 8000 av.

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