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Archive pour juillet 2007

Les vestiges du Mormont (Suisse)

Mardi 31 juillet 2007

Le Mormont est une colline calcaire proche des villages vaudois d’Eclépens et La Sarraz, entre Yverdon-les-Bains et Lausanne. Le Mormont est progressivement rongé par la carrière de ciment Holcim SA. Afin de continuer l’exploitation de la colline, des sondages ont été réalisés en 2006 par l’entreprise Archéodunum SA, sous la direction du Service archéologique du canton de Vaud. Les archéologues y ont localisés un chemin antique, mais rien ne leur avait paru avoir de l’importance, jusqu’au moment où, l’humus ayant été enlevé pour permettre d’attaquer la roche, on découvrit des fosses sacrifi­cielles. Deux à trois ans auraient été nécessaires pour fouiller correctement le site, mais l’intervention fut limitée à ce que l’on appelle une « fouille de sauvetage » de quelques mois.

Les scienfitiques découvrirent un ensemble de 260 fosses coniques creusées entre 120 et 80 avant notre ère dans l’humus contenant des squelettes en position repliée, des crânes isolés représentant probablement des trophées guerriers, des animaux (surtout bœufs et chevaux), des dizaines de vases en céramique, des monnaies celtiques et romaines, des récipients en bronze, des bijoux (fibules en bronze, perles en verre), des outils en fer, des scories métalliques, et de nombreuses meules en pierre.

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Sur place, il ne reste désormais plus grand chose. «Nous avons démonté le site en le documentant», explique Denis Weidman, archéologue cantonal vaudois. Les objets ont été sauvegardés. Ils seront répertoriés, étudiés puis conservés au Musée cantonal d’archéologie, à Lausanne. L’étude de cette collection va sans doute renouveler les connaissances sur les Helvètes.

Un article paru dans la revue Archéologie suisse, écrit par Gilbert Kaenel, directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne, et Denis Weidmann montre l’ intérêt de ce sanctuaire sur le Mormont, tout en offrant l’occasion d’interrogations préoccupantes sur les circonstances et les suites de la découverte. «Il s’agit du premier sanctuaire aussi riche et aussi concentré découvert en Suisse. Il nous apprendra beaucoup sur les rites et la vie quotidienne des populations d’ici», affirme Denis Weidmann.
Il est dommage que cet article n’a pas réveillé la communauté scientifique et les pouvoirs politiques pour sauver le site.

 

Prothèse égyptienne

Lundi 30 juillet 2007

En 2000, un faux gros orteil, connu sous le nom d’ « orteil du Caire », avait été découvert sur la momie d’une femme, dans une tombe de Louqsor. Cette femme aurait été l’épouse d’un grand prêtre, et aurait vécu entre 1069 et 664 av. J.-C.Les scientifiques tentent de déterminer si l’orteil, fait de cuir et de bois avait une utilité pratique ou esthétique. Pour répondre à cette énigme, Jacky Finch, étudiante en médecine à Manchester, va demander à des volontaires qui n’ont plus leur gros orteil droit de porter une réplique de la prothèse. l’étude se portera aussi sur le « gros orteil de Greville Chester », du nom du collectionneur l’avait acquis en 1881, fait de lin, de colle animale et de plâtre.

Il n’est pas rare de trouver des momies restaurées avec de faux membres, mais l’orteil du Caire est différent car il est composé de trois morceaux et a pu été porté au quotidien, et n’a peut-être pas servit uniquement de décoration posthume. L’orteil de Chester n’est quant à lui pas articulé.

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A l’heure actuelle, la plus vieille prothèse authentifiée est la jambe romaine de Capoue, faite de bronze et de bois, qui a été détruite quand le Royal College of Surgeons de Londres a été bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

La mort de Napoléon

Samedi 28 juillet 2007

Presque deux siècles après sa mort, le 5 mai 1821, le décès de Napoléon Bonaparte fait encore couler de l’encre et de nombreuses enquêtes sont faite. L’étude parue récemment a été réalisée par des pathologistes américains, suisses et canadiens, qui ont réexaminé toutes les pièces historiques en se servant de la médecine moderne. 

La thèse la plus connue est sans doute l’histoire du complot et de l’em­poisonnement à l’arsenic, dont les ru­meurs dévutèrent dès la mort de l’Empereur. En 1961 après l’examen d’une mèche de cheveux, on releva un taux d’arsenic assez élevé, qui agrémenta les rumeurs. Aussitôt, on chercha un meurtrier, et on accusa Charles de Montholon. Ses mobiles auraient été la jalousie (pour venger la vertu de la femme), la cupidité (il avait des dettes), et la politique (on l’accuse d’avoir agi pour le compte des monarchistes). Mais il ne faut pas oublier qu’il se sacrifia pour le prince Louis Napoléon.

La nouvelle étude montre que l’empereur est mort, à 51 ans, d’un cancer de l’estomac en phase terminale, causé par un ulcère d’origine bactérienne, causé par l’helicobacter pylori. Les chercheurs ont examinés le rapport d’autopsie de 1821, celui de 1840, réalisé avant que la Belle-Poule ne ramène sa dépouille en France pour qu’elle soit placée aux Invalides, les mémoires des médecins et de la famille. Le rapport d’autopsie montrent qu’il n’y avait aucun signe d’un empoisonnement à l’arsenic. Quant aux analyses effectuées sur les cheveux de Napoléon, des études montrent qu’il n’a pas été ingéré, mais vient peut être e la tapisserie ou du vin (les tonneaux étaient lavés à l’arsenic). A lépoque, certains médecins concluent déjà à un cancer gastrique et si l’on regarde du côté des antécédents familiaux, le père de Napoléon serait mort d’un même cancer de l’estomac. Grâce aux rapports des médecins, dans lesquels ils décrivent minutieusement les lésions de l’estomac, les chercheurs ont pu les dessiner et les comparer à des images modernes de 50 ulcères bénins et de 50 cancers gastriques. La reconstitution montre que les lésions de Napoléon n’étaient pas bénignes mais bien cancé­reuses.  Ils vont même jusqu’à affrimer que si un tel cas clinique se présentait aujourd’hui, le pronostic médical serait très ­ré­servé et les chances de survie minimes. En effet, seuls 20 % des pa­tients dans le même cas, traités par les techniques modernes, ne survivent que cinq ans. 

D’autres éléments confirment cette thèse. Les symptômes de ce type de cancer sont des douleurs dans la partie haute, et médiane du ventre, un amaigrissement, une anémie, des vomissements et des traces de sang. Or, il a été démontré ré­cem­ment que Napoléon avait perdu une dizaine de kilos les six derniers mois de sa vie, et Napoléon est très souvent représenté le bras sur le ventre à cause de douleur à l’estomac. De plus, Napoléon était souvent en campagne, et son alimentation était alors riche en aliments saumurés et pauvre en fruits et légumes, qui protègent du cancer.

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Découverte de la plus grande forteresse du Nouvel Empire

Vendredi 27 juillet 2007

Dans la zone frontalière entre le Sinaï et le delta du Nil, on trouve des traces de contacts mais aussi de conflits entre l’Egypte et ses voisins orientaux. La plus grande constructin de défense militaire du Nouvel Empire, ainsi que deux autres forts on été découverts à Tharou par la mission du Conseil Suprême des Antiquités égyptiennes (CSA).

La site fortifié de Tell-el-Herr figure sur un mur de la salle hypostyle du temple d’Amon à Karnak, et serait, d’après ses inscriptions, l’entrée orientale de la ville de Tharou, considérée comme le siège du commandement militaire de la défense orientale de l’Egypte. Les murs du fort sont longs de 500m, larges de 250m, et épais de 13m. La forteresse regroupait 24 tours de défense, des temples, lieux de stockage et bâtiments administratifs. Elle était entourée d’un fossé rempli d’eau. Ce site avait un intérêt stratégique, puisqu’il dominait la plaine alentour, controlant les deux routes qui contournaient les lagunes.

« L’importance de cette nouvelle découverte réside dans le fait qu’elle représente un panorama de l’histoire militaire de l’Egypte ancienne ainsi que de l’histoire de ses constructions militaires, ce qui aide à dessiner une carte topographique unique pour les frontières est de l’Egypte qui s’étendent de Qantara à Rafah », explique le Dr Mohamad Abdel-Maqsoud. Cette nouvelle découverte démontre, d’autre part, l’étendue des défenses militaires pendant la XVIIIe et la XIXe dynastie qui étaient destinées à la fortification de la cité du célèbre pharaon Ramsès II, Pi-Ramsès, située dans le gouvernorat de Charqiya au nord-est du Delta du Nil et qui fut la capitale de l’Egypte sous les XIXe et XXe dynasties.

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Deux autres forteresses ont également été mises au jour, celle d’Arine Al-Assad (littéralement l’antre du lion, en référence à Ramsès II) qui a été découverte par une équipe américaine à dix kilomètres à l’est du Canal de Suez, et la forteresse Magdoul du roi Séthi 1er, qui a été découvert par une mission française à 25 kilomètres du Canal de Suez.

« Les trois forts font partie d’une série de 11 forteresses formant les défenses militaires sur la route militaire d’Horus qui allait de Suez, près de la ville Al-Qantara, en passant par Arich jusqu’à la frontière de la ville de Rafah l’égyptienne, sur la frontière entre l’Egypte et les territoires palestiniens. Ils datent en fait des XVIIIe et XIXe dynasties qui s’étendent de 1560 au 1081 avant J.-C. (Nouvel Empire) », a indiqué le Dr Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes.

La route d’Horus ou la route du nord, rattachait l’Egypte à la Palestine à travers le Sinaï. Elle fut considérée, depuis l’Antiquité, comme celle des conquêtes, invasions, et échanges commerciaux. Cette route a été empruntée par les pour élargir leur empire au Proche-Orient, mais par les Hittites, les Assyriens, les Perses et les Macédoniens. C’est en effet à travers cette route qu’Alexandre Le Grand a conquis l’Egypte en 333 av. J.-C.

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Le plus ancien style pictural découvert à Pompei

Jeudi 26 juillet 2007

A Pompei, une équipe conduite par Jean-Pierre Brun, directeur de recherche au CNRS et directeur du Centre Jean Bérard à Naples, et par Martine Leguilloux, archéozoologue au Centre archéologique du Var, découvre une peinture d’un style nouveau, antérieure au premier style pompéien et jusqu’à présent ignorée sur ce site. L’équipe fait partie d’un programme visant à améliorer les connaissances sur l’artisanat antique. Ils avaient choisis Pompei pour son exeptionnelle conservation, due à l’éruption du Vésuve en 79.

Les recherches étaient effetués sur l’îlot de la tannerie, situé en périphérie de la ville, à proximité des théâtres. C’est en effectuant des fouilles sous la tannerie qu’ils ont découvert une salle de réception, orne d’une peinture d’un style antérieur aux quatres styles successifs de peinture qui avaient jusqu’à présent été identifiés et qui sont utilisés comme références dans la classification de la peinture antique.

D’après le compte rendu du CNRS, cette peinture est « datée entre la fin du IVe siècle et le début du IIIe siècle av. JC. » C’était une salle de banquets, ornée d’un décor simple, formé d’une haute plinthe noire surmontée de filets noirs et rouges, et d’une frise d’ondes marines noires. Ce style de peinture serait typique de la Campanie du IVe siècle, alors dominée par les Samnites (tribu du Samnium, montagne d’Italie centrale).

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Ce style de peinture n’est pas sans rappelé celui de la nécropole de Cumes, ancienne colonie grecque fondée au VIIIe siècle av JC, située non loin de Naples. On retrouve la même frise à l’intérieur d’une tombe datant du IVe siècle, sur une fresque représentant une aristocrate, assise sur un trône, servie par une domestique.

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 Le « style zéro » sera par la suite supplanté par le « premier style », omniprésent dès le IIIe siècle av JC.

Mystérieuse pointe de flèche

Mercredi 25 juillet 2007

Les archéologues du CNRS, qui depuis trois décennies s’intéressent à toutes les traces des occupants de la vallée de l’Aisne – des premiers agriculteurs aux gallo-romains –, ont mis à jour une sépulture néolithique. « Alors que nous fouillions le site de Beaurieux-la-Plaine, entre Reims et Soissons, une structure en ellipse, longue de 15,5 mètres et large de 4 mètres nous est apparue », raconte Laurence Manolakakis, spécialiste du néolithique et des pierres taillées au CNRS.

Au printemps 2005, les chercheurs de l’Inrap et de l’équipe « Protohistoire européenne » du laboratoire Arscan dégagent deux tombes côte à côte, initialement couvertes de tertres en terre et qui recèlent 20 pointes de ­flèches en silex. La tombe de gauche renferme un individu jeune, recroquevillé. Autour de lui, 6 pointes de flèches, 4 vases, de nombreuses coquilles de moules d’eau douce, un carquois, des vases écrasés, des résidus de colorant, des outils en bois de cerf, en os, en silex, etc. Dans la seconde tombe, coffrée de pierre, un adulte repose, lui aussi recroquevillé, accompagné de 14 pointes de flèches, 4 lames de silex, une grande coquille de moule d’eau douce et 2 vases.

Certaines pièces sont teintées de colorant, mais, sur l’une des pointes de flèche est nettement tracée une bande gris clair. Seule l’analyse en cours dira s’il s’agit d’un ornement ou d’une trace de poison. Cette pointe de flèche, parfaitement régulière, est très impressionnante (6,7 g pour 8 cm) comparée à celles retrouvées sur des lieux d’habitat (3 à 4 g pour 4 à 5 cm).

 

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Il s’agit peut-être de la tombe d’un individu important. On en sait très peu sur les rites funéraires de cette époque car jusque-là, seules des parties de nécropole ont été retrouvées (essentiellement en Allemagne). L’équipe tout entière s’est attelée à la reconstitution du mobilier funéraire, qui a permis d’établir la datation à – 4 200 ans, à l’analyse des matières, du façonnage des flèches et des vases, à la datation et à l’étude des squelettes.

Les dinosaures ont coexisté avec leurs ancêtres

Mercredi 25 juillet 2007

Des os fossilisés ont été découverts dans le désert du Nouveau-Mexique sur le site de Hayden Quarry par une équipe de paléontologues de l’Université de Californie, du Musée national américain d’histoire naturelle et du Field Museum de Chicago. Cette découverte comprend des os fossilisés d’un nouvel ancêtre du dinosaure que ces chercheurs ont baptisé « Dromomeron romeri », vieux de 235 millions d’années.

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Les fossiles de dinosaure datant de la fin du Triassique sont rares et jusqu’en 2003, quand une créature baptisée Silesaurus a été découverte en Pologne, aucun fossile d’ancêtre de dinosaure datant de la fin de la période triassique n’avait jamais été mis au jour.

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Ces nouveaux ossements fournissent des indices sur l’évolution des ancêtres des dinosaures, leur transition pour devenir des dinosaures et la manière dont les dinosaures se sont diversifiés.

« Jusqu’alors, les paléontologues pensaient que les ancêtres des dinosaures, incapables de survivre face à l’ascension de ces derniers, s’étaient éteints bien avant », explique Kevin Padian, professeur de biologie et conservateur du musée de paléontologieà l’Université de Californie. « Désormais, les indices montrent que les dinosaures ont vécu côte à côte avec leurs précurseurs pendant une période de 15 à 20 millions d’années voire davantage », ajoute-t-il. Selon Randall Irmis, « une partie de ces espèces a bien survécu jusque dans la fin du Triassique ».

Les dinosaures et de nombreux autres animaux dont des mammifères, des lézards, des crocodiles, des tortues et des grenouilles sont apparus vers la fin du Triassique, il y a 235 à 200 millions d’années. Mais ce fût seulement dans la période du Jurassique entre 200 et 120 millions d’années que les dinosaures ont dominé la Terre et que leurs prédécesseurs se sont éteints.

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Découvertes à Chypre

Mercredi 25 juillet 2007

Des archéologues américano-chypriotes ont découvert sur le chantier de fouilles d’Aspros (nord-ouest de l’île, sur la péninsule d’Akamas) des outils de pierre taillés dans une roche locale, qui pourraient être la première trace d’activité humaine à Chypre, et la preuve la plus ancienne de l’existence de groupes de marins qui croisaient en Méditerranée il y a 14.000 ans. Leur découverte prouve également que l’île, située dans le nord-ouest du bassin méditerranéen, à 50 km de la terre la plus proche, pourrait avoir été progressivement colonisée à compter de cette date, soit 2.000 ans plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’ici.

« Nous essayons de vérifier par datation au carbone que cette découverte est plus ancienne, peut-être de 2.000 ans », a confirmé Pavlos Flourentzos, directeur du département chypriote des antiquités, qui dirige les recherches aux côtés d’Albert Ammerman, de la Colgate University d’Hamilton (New York). « Il s’agit d’une avancée majeure pour l’étude archéologique de la Chypre ancienne et des origines de la navigation en Méditerranée », a ajouté Flourentzos.

Les archéologues savaient depuis 2004 que de petits groupes de chasseurs d’éléphants pygmées y faisaient escale. Or les découvertes d’Aspros attestent la présence d’un plus grand nombre d’occupants et de séjours de plusieurs mois. Les premiers traces de sédentarisation, retrouvées à l’intérieur des terres, remontent à 10.000 ans av. J-C et les archéologues pensaient donc retrouver des témoignages plus anciens sur la côte, comme les découvertes d’Aspros. Une occupation permanente de Chypre par l’homme est attestée à partir de 8000 av.

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L’Angleterre n’a pas toujours été une île

Mardi 24 juillet 2007

Un énorme déluge, survenu il y a environ 400.000 ans durant une période glaciaire, serait à l’origine de la Manche.

La théorie selon laquelle la Grande-Bretagne est devenue une île à la suite d’une inondation, plutôt qu’à cause de l’érosion normale, a été avancée pour la première fois dans les années 1980. Cependant, on ne disposait pas des mêmes moyens pour vérifier cette théorie. En analysant une carte en trois dimensions de la Manche, des chercheurs de l’Imperial College de Londres dirigée par Sanjeev Gupta et Jenny Collier a constaté la présence d’une gigantesque vallée large de dizaines de kilomètres et profonde d’une cinquantaine de mètres creusée dans le fond de la Manche.  Grâce à l’utilisation de sonars, l’équipe a mis en évidence des traits faisant penser à une érosion de grande ampleur causée par le passage brutal, comme un énorme torrent, d’une fabuleuse quantité d’eau.

Les inondations se sont produites au cours de la première extension majeure de la plaque glaciaire continentale vers l’Europe centrale et la Grande-Bretagne. La glace a avancé à travers la mer du Nord depuis le sud de la Scandinavie, bloquant le flux des rivières vers le nord dans l’océan Atlantique, et créant un gigantesque lac glaciaire devant cet océan. Quand ce lac a débordé, il a déclenché un énorme déluge (environ un million de mètres cubes d’eau déversés par seconde) qui a rapidement divisé la bande de terre reliant l’Angleterre et la France.
Le glacier a finalement disparu de la région mais il y a environ 160.000 ans, pendant une seconde période glaciaire, une autre plaque de glace a atteint les Pays-Bas, formant à nouveau un lac dans le sud de la mer du Nord. Quand cette barrière naturelle s’est rompue, elle a déversé à son tour un important volume d’eau, faisant définitivement de l’Angleterre un île.

Ces inondations ont dû mettre fin à la migration des premiers hommes qui s’étaient installés sur cette bande de terre séparant les deux pays ; elle s’étendait sur une largeur d’au moins 45 kilomètres. « Cet événement préhistorique, conclut Sanjeev Gupta permet en effet d’expliquer les raisons qui ont amené le Royaume Uni à devenir une île et pourquoi la première occupation humaine de l’Angleterre s’est arrêtée brutalement pendant près de 120.000 ans ».

Ces inondations peuvent aussi expliquer pourquoi il a les mêmes fallaises blanches à Douves et à Callais.

 

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Archéopub

Lundi 23 juillet 2007

Si vous êtes du côté de Strasbourg, n’hésitez pas à aller voir l’exposition drôle et surprenante,  »Archéopub, la survie de l’archéologie dans les objets publicitaires ».

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 Au musée achéologique jusuq’au 31 décembre.

Ce qui nous a fait rire…

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(cliquez pour agrandir l’image)

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