Quand les bibliothèques rencontrent le net

21042009

L’Unesco lance officiellement la Bibliothèque numérique mondiale (BNM, World Digital Library), qui rejoint les deux grandes bibliothèques en ligne, Google Book Search et Europeana, qui permettent déjà aux lecteurs de consulter des millions de livres sur le Net. Le projet a été développé par une équipe de la Bibliothèque du Congrès, avec une aide technique de la Bibliothèque d’Alexandrie, l’Unesco mobilisant ses membres pour fournir des contenus tirés du patrimoine culturel. Elle vise à permettre au plus grand nombre d’accéder gratuitement, via Internet, aux trésors des grandes bibliothèques internationales et à développer le multilinguisme. La nouvelle bibliothèque offre en effet des fonctions de recherche et de navigation en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) et propose des contenus dans de nombreuses autres langues.

Avec ce dispositif, il sera possible de consulter sur le site de la BNM des documents conservés dans les plus prestigieuses bibliothèques, d’où que l’on se trouve dans le monde. Des bibliothèques nationales et institutions culturelles de pays comme l’Arabie saoudite, le Brésil, la Chine, l’Egypte, les Etats-Unis, la France, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie comptent parmi les premiers contributeurs. Parmi les documents accessibles dans la BNM figurent “de vrais trésors”, selon M. Billington, comme Le Dit du Genji, un joyau de la littérature japonaise du XIe siècle considéré comme un des romans les plus anciens du monde. On pourra aussi voir la première carte mentionnant l’Amérique, datant de 1507, réalisée par le moine allemand Martin Waldseemueller et qui se trouve à la Bibliothèque du Congrès. Le plus ancien document à ce jour visible dans la BNM est une peinture se trouvant en Afrique du Sud, vieille de huit mille ans, représentant des antilopes ensanglantées.

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Cléopâtre et Marc-Antoine, une nouvelle histoire?

20042009

Des archéologues pensent avoir découvert la tombe des amants légendaires Cléopâtre et Marc Antoine. Le lieu où la reine a été enterrée et le fait qu’elle l’ai été avec Marc Antoine reste à ce jour des mystères.

* Interview Zahi Hawass

“Ça pourrait devenir la plus grande découverte XXIème siècle”, a estimé Zahi Hawass. Une équipe de terrassement équipée d’une pelle spéciale, grâce à laquelle des radiographies seront faites à 70 mètres de profondeur, doit effectuer des sondages. Les archéologues avaient déjà découvert a tête d’une statue la reine égyptienne dans le temple de Taposiris Magna lau cours de l’année dernière. Les chercheurs ont en outre trouvé un masque de Marc-Antoine et 22 pièces de monnaie avec une image de Cléopâtre. Un temple dédié à la déesse Isis a été découvert à l’intérieur de l’édifice. Ce temple aurait été sacré, parce qu’il contiendrait une partie du corps d’Osiris. Zahi Hawas considère que Cléopâtre aurait été associée à Isis, et Marc-Antoine à Osiris, afin de préserver l’inviolabilité de leurs sépultures. D’après l’archéologue Kathleen Martinez, les dépouilles de Cléopâtre et de Marc-Antoine auraient été dissimulées dans le temple de Taposiris Magna pour les préserver du vandalisme des vainqueurs. Elle part du principe que la dépouille mortelle de Cléopâtre a été momifiée, tandis que celle de Marc-Antoine ne l’aurait pas été.

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Une mesure à saluer.

1042009

Aujourd’hui, Christine Albanel présente la nouvelle mesure qui assure l’accès gratuit aux musées et monuments nationaux pour les jeunes de la communauté européennes âgés de moins de 26 ans, et ce dès le 4 avril.
Durant les six premiers mois de 2008, une première expérimentation a révélé le succès de la gratuité auprès des jeunes de 18 à 25 ans. Cette mesure concerne aussi les enseignants du premier et de second degré de l’Education nationale. Cette mesure de gratuité sera intégralement compensée selon un principe de stricte neutralité budgétaire. Tout en facilitant l’accès aux collections permanentes, la gratuité n’aura donc selon le gouvernement pas d’impact sur la capacité d’action des musées. Pour 2009, la compensation sera versée dans le courant de l’année à chaque musée et monument par son ministère de tutelle. Elle sera inscrite en mesure nouvelle dans le projet de loi de finances pour l’année 2010 pour être pérennisée. Quant à la gratuité pour les enseignants en activité dans un établissement du premier et du second degré de l’éducation nationale et de l’enseignement privé sous contrat sera prise en charge par le ministère de l’éducation nationale. Pour fêter cette mesure qui veut démocratiser la vie culturelle, de nombreux musées proposeront divers activités comme le Quai Branly, le Centre Pompidou ou encore le Louvre.




Alexandre Soljenitsyne

4082008

Un grand écrivain s’est en allé.




Découverte à Jérusalem

2082008

Des archéologues israéliens auraient découvert à Jérusalem une inscription portant le nom d’un officiel de la cour du dernier roi de Judée, remontant à 2600 ans.

«Nous avons découvert l’empreinte dans l’argile, remarquablement conservée, d’un sceau portant le nom de Gedaliah fils de Pashur», un membre de la cour du roi Sédécias mentionné dans la Bible (Jérémie 21-1), a décalaré l’archéologue Eilat Mazar.

L’archéologue Israël Finkelstein, relativise cependant la découverte en rappellant que de nombreux sceaux avaient déjà été découverts et s’étaient avérés être des faux.

Vassal du roi de Babylone, Nabuchodonosor, Sédécias a péri en 586 avant notre ère, après l’écrasement de la révolte du royaume de Judée contre Babylone et la prise de Jérusalem.




26062008

L’archéologue Michel Charleux a découvert lors de missions sur l’île de Eiao aux Marquises plusieurs disques de pierre, très comparables aux “ulu maika” hawaiiens tendant à confirmer matériellement qu’il existait jadis des relations entre Hawaï et l’archipel des Marquises à l’époque pré-européenne.

Les disques servaient pour un jeu, dont l’objectif était de faire rouler ces disques sur un terrain spécialement aménagé, le kahua ou kahua maika, pour les faire passer sans les toucher entre deux petits morceaux de bois écartés de quelques centimètres seulement, plantés dans le sol à 25 ou 40 mètres des joueurs. Ce jeu est bien connu des ethnologue dans l’archipel hawaïenne, mais aucune oeuvre ne fait état d’un jeu semblable aux Marquises. L”île de Eiao, du fait de l’exceptionnelle qualité de sa pierre – un basalte à grain fin - était l’un des plus grands centres de fabrication d’outillage lithique pour le Pacifique oriental, mais aussi un centre de diffusion de l’outillage qu’elle produisait en abondance. C’est ainsi que grâce à des analyses, des herminettes façonnées sur Eiao ont été retrouvées sur les îles de Nuku Hiva, Ua Huka, Hiva Oa, Tahuata, Mohotani, mais aussi aux Tuamotu, à Moorea à 1600km au Sud-Ouest et même à Mangareva (aus Gambier) distante de 2000km.

Des relations entre Hawaï et Ua Pou (Marquises) sont également possibles, puisque l’archéologue Jean-Louis Candelot signale également la présence de deux disques tout à fait comparables à ceux d’Eiao.

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Le plus ancien site de peuplement découvert à Paris

26062008

Un site de peuplement remontant à plus de 5.000 ans avant notre ère, probablement du Mésolitique, est le plus ancien jamais trouvé à Paris et a été mis au jour dans le XVe arrondissement près de la Seine.

Ce site a été occupé par des chasseurs-cueilleurs comme en témoignent les nombreuses pointes de flèches en silex de 1 à 3 cm, un percuteur en grès servant à débiter les lamelles de silex, des grattoirs de silex pour le travail des peaux, des restes de foyer ou encore des os d’animaux.Parmi les milliers de pièces recueillies sur le site, les archéologues ont trouvé des fragments d’os qui permettront d’affiner la datation de l’occupation et de déterminer quelles étaient les espèces chassées.
La présence d’un foyer laisse entendre que les hommes du Mésolithique vivaient là régulièrement, et les éléments trouvés dans le foyer donneront peut-être également des informations sur la végétation de cette période. “On pourrait reconstituer l’environnement de cette région de la fin de la dernière glaciation jusqu’au premier âge du Fer”, a estimé Bénédicte Souffi.
Les populations du Mésolithique ont vécu après la disparition du mammouth et du renne, dans un paysage tempéré où la forêt a remplacé la steppe glaciaire.

La zone des fouilles de Paris a été particulièrement bien conservée, selon les archéologues, parce qu’elle a été très tôt recouverte par le limon de la Seine, puis par des remblais de 2 m de haut mis en place au XVIIIe et XIXe siècle pour protéger Paris des crues de la Seine.

Le seul autre site connu du Mésolithique en Ile-de-France se trouve à Rueil-Malmaison.




Archéologie sous marine

19062008

L’équipe d’archéologie subaquatique de Parcs Canada termine sa 2e session d’exploration des eaux de l’archipel de Mingan, où les scientifiques estiment qu’au cours des 150 dernières années, au moins 25 navires ont coulé.

« On était sur une épave dans le coin des rapides Betchéouan qui est probablement de la fin 19e, du début 20e, très intéressante, très recouverte dernièrement, mais c’est une très belle épave », raconte l’archéologue Thierry Boyer.

Son collègue Marc-André Bernier explique que toutes les données recueillies permettront d’en connaître un peu plus sur l’histoire de la navigation en Minganie. « Notre boulot là-dedans, c’est de fournir le plus d’informations possible à l’historique des phares (notamment ceux de l’île aux Marteaux et de l’île des Perroquets) et par conséquent aux historiques de naufrages et au patrimoine maritime de la région de l’Archipel ».

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Les plongeurs et archéologues laisseront en place les objets et les épaves en utilisant un robot pour prendre des photos, un sonar et une caméra pour rapporter des images qui seront ensuite analysées.




Des peintures à l’huile découvertes en Afghanistan

11052008

Des scientifiques ont déclaré avoir identifié dans la région afghane de Bamiyan les plus anciennes peintures à huile jamais découvertes, datant du VIIe siècle, plusieurs centaines d’années avant que cette technique soit « inventée » en Europe. La peinture à huile, a en effet fait son apparition en Europe à partir du XIIIe et du XIVe siècle et avait été découverte à cette époque par le peintre hollandais Jan Van Eyck. Ces peintures religieuses décorent des grottes situées derrière l’emplacement des deux statues de Bouddha de Bamiyan, détruites par les talibans en 2001.

En utilisant la micro-imagerie du synchrotron de Grenoble (European Synchrotron Radiation Facility, ESRF), l’équipe de recherche, constituée de scientifiques japonais, français et américains, a pu identifier dans certains échantillons de peinture des grottes de Bamiyan, de la matière organique constituée d’huile de noix ou de graines de pavot desséchées, utilisée comme liant pour fixer les pigments.

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Découverte d’une flotte médiévale en Turquie

10052008

Lors de fouilles archéologiques en Turquie, dans la région d’Istanbul, une importante flotte médiévale de 31 navires, datant des VIe au XIe siècle fut mise à jour. D’autres vestiges de cette époque furent retrouvés sur les lieux d’un ancien port byzantin.

Les chercheurs évaluent la longueur des coques de certains de ces bateaux à environ 25 mètres. Des caïques à voile servant à transporter des cargaisons de grain et de marbre, aux côtés de navires à rames sur lesquels prenaient habituellement place les militaires, se côtoient sur ce lieu de fouilles. Les chercheurs ont découverts sur ce site des objets en provenance d’Égypte, de Roumanie, de Russie, de Chypre, de Crimée et de Bulgarie. D’autres vestiges dont les fondations d’un phare, une jetée, les murs de soutènement d’une église ainsi qu’une muraille datant de l’époque de Constantin 1er constituent un élément de preuve de l’existence en ces lieux de l’ancien port d’Éleuthérion où accostèrent durant plusieurs siècles des navires étrangers.

De nombreux chercheurs envisageraient la possibilité qu’un tsunami balaya ces côtes submergeant sans préavis ce port achalandé. Une équipe de géologues se penche présentement sur la question, espérant confirmer cette hypothèse par l’apport de preuves référant à la sédimentation. Un problème d’ensablement mit fin au XVe siècle aux activités portuaires.

Les autorités prévoient la construction d’un musée maritime près des lieux de cette découverte afin que tous puissent accéder aux vestiges de l’époque médiévale.